NOUVELLES
21/08/2015 12:22 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Mettre Harper à la porte: une responsabilité permanente des syndiqués, dit Boyer

MONTRÉAL — Mettre le gouvernement Harper à la porte doit être la responsabilité permanente des syndiqués du Québec jusqu'au 19 octobre, a plaidé vendredi le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Le président de la plus grande centrale syndicale du Québec a pris la parole devant le conseil national du syndicat Unifor, un syndicat pancanadien de 305 000 membres, dont les représentants sont réunis jusqu'à dimanche à Montréal.

M. Boyer a qualifié le gouvernement Harper d'anti-travailleurs, anti-chômeurs, anti-services publics. Il l'accuse d'avoir «démoli notre service postal», de s'être immiscé dans des conflits chez Air Canada, le Canadien Pacifique et Radio-Canada, en plus d'avoir aboli les crédits d'impôt fédéraux pour les fonds de travailleurs et d'avoir adopté divers projets de loi jugés antisyndicaux.

Mais M. Boyer s'en est aussi pris au gouvernement provincial de Philippe Couillard, lui reprochant de se comporter comme un gouvernement conservateur, parce qu'il a entrepris «un programme de destruction massive de nos programmes sociaux».

De même, le président national du syndicat pancanadien Unifor, Jerry Dias, n'a pas mâché ses mots envers le gouvernement Harper, parlant d'un «tas de menteurs» dans le dossier du sénateur Mike Duffy. Il a invité les Canadiens à reprendre en main leur propre pays.

Le syndicat Unifor, au Québec, qui compte 52 000 membres, partage la position de la FTQ lors des élections fédérales, à savoir n'appuyer aucun parti en soi, mais appuyer dans les circonscriptions le candidat le plus susceptible de battre le candidat conservateur.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne