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21/08/2015 15:17 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Le pétrole baisse encore, sans oser s'installer sous les 40 dollars le baril à New York

Les cours du pétrole ont encore reculé vendredi à New York, le marché ne trouvant aucune raison de rebondir vu la surabondance de l'offre, sans toutefois oser s'installer sous le seuil psychologique des 40 dollars.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre, dont c'était le premier jour de cotation, a perdu 87 cents à 40,45 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir touché 39,86 dollars vers 17H00 GMT, au plus bas depuis février 2009.

Au total, le WTI a enregistré sa huitième baisse hebdomadaire d'affilée, soit sa plus longue série de pertes hebdomadaires en 29 ans, ont noté les analystes de Commerzbank.

L'accès de faiblesse sous les 40 dollars a coïncidé avec la publication par la société de services pétroliers Baker Hughes de son relevé hebdomadaire du nombre de puits en activité aux Etats-Unis. Cette semaine on a vu fonctionner deux puits de plus que la semaine dernière, douchant l'espoir de voir un prochain déclin de la production américaine de pétrole brut.

Or "nous continuons à voir une surabondance de l'offre de pétrole, et tant qu'elle ne s'équilibrera pas avec la demande, les prix resteront sous pression", a commenté James Williams, de WTRG Economics.

"Donc tant que l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) ne changera pas de stratégie, nous resteront dans un épisode baissier, et je pense que nous testerons encore les 40 dollars la semaine prochaine", a-t-il ajouté, estimant que le niveau plancher des prix n'était pas encore en vue.

Du côté de la demande, la publication de l'indice PMI des directeurs d'achats en Chine a renforcé les craintes sur la santé économique de la deuxième économie mondiale et du deuxième plus gros consommateur de pétrole après les États-Unis.

L'activité manufacturière chinoise a encore reculé lourdement en août, l'indice de référence atteignant son plus bas niveau depuis plus de six ans, à 47,1 contre 47,8 en juillet.

Or comme l'a remarqué M. Williams, la consommation des pays développés de l'OCDE est en baisse, ce qui fait que rien ne permet d'espérer un rééquilibrage à court terme entre l'offre et la demande mondiales.

Les cours ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis juin 2014, quand ils avaient atteint un pic, plombés par une offre excédentaire.

"Nous pensons voir les prix baisser encore ce trimestre", avec un horizon à 35 dollars pour le WTI, "avec le point de pression maximal à l'approche du pic de la saison des opérations de maintenance d'automne des raffineries", ont commenté pour leur part les analystes de JPMorgan.

Carl Larry, un analyste de Frost & Sullivan qui compte parmi ceux croyant plutôt à la possibilité d'une reprise des cours, allait jusqu'à juger "probable" que les cours continuent à baisser jusqu'au niveau de 34 dollars, atteint au creux de la récession de 2008-09.

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