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21/08/2015 10:52 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Le pape va rencontrer un fils de musulmans yéménites à New York

Essa Nahshal, fils de 7 ans de parents musulmans du Yémen, est l'un des 24 élèves sélectionnés pour rencontrer le Pape à New York le mois prochain, et il ne cache pas sa joie.

"Je ne suis pas nerveux du tout," a-t-il dit en souriant à l'AFP avant l'arrivée du pontife dans le 24 et 25 septembre, la seconde partie de son voyage aux USA. "Je suis juste content."

À New York, le pape François visitera les Nations Unies, donnera une messe au Madison Square Garden et visitera le mémorial du 11-Septembre.

Il visitera aussi une école catholique dans l'est de Harlem.

Les écoles gérées par l'archidiocèse de New York se revendiquent comme les plus diverses des États-Unis: 45% des élèves sont blancs, 29% hispaniques, 15% sont afro-américains, et 5% respectivement asiatiques et d'autres communautés.

23% ne sont pas catholiques. Essa en fait partie, mais ça ne l'empêche pas d'avoir une bonne opinion du pape.

"Il a l'air vraiment sympa, parce qu'il prend soin des sans-abris et des gens," dit Essa, qui rentre en CE2 à l'école Saint Charles Borromeo dans Manhattan.

Il dit à l'AFP qu'il a "beaucoup de choses" à demander au pape, comme par exemple d'où il vient en Argentine et quand il est né.

Timothy McNiff, le surintendant des écoles de l'archidiocèse, dit que l'éducation proposée est "un tremplin pour sortir de la pauvreté" pour beaucoup d'immigrants de la ville.

64% des enfants viennent de familles vivant sous le seuil de pauvreté.

98% des diplômés vont à l'université, explique fièrement M. McNiff, qui est convaincu que l'attention particulière du diocèse envers les enfants, l'éducation et l'immigration correspond aux visées du pape François.

Joanna Walsh, directrice de l'école Our Lady Queen of Angels avoue être "très émue" par ce qu'elle considère être "une opportunité qui ne se présente qu'une fois dans la vie".

Le pape François, dit-elle, "parle à nos esprits et nos coeurs".

"Je sais que le pape est Argentin et qu'il aime San Lorenzo" dit Benjamin Grassia, hispanophone de 9 ans, sur l'équipe de football de la ville d'origine du pape.

Lui est fan du Barça et commence son CM1 à l'école de Saint Paul dans l'est de Harlem, mais respecte la préférence footballistique du pape.

"Je lui dirais que San Lorenzo est une bonne équipe," dit le garçon.

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