NOUVELLES
21/08/2015 06:58 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Grèce: la Commission européenne "pas inquiète" pour les réformes malgré les élections

La Commission européenne n'est "pas surprise" par la décision du Premier ministre grec Alexis Tsipras de convoquer des législatives anticipées et n'est "pas inquiète" pour la mise en oeuvre des réformes imposées à Athènes par ses créanciers, a déclaré vendredi une porte-parole.

La Commission "respecte la décision du Premier ministre Alexis Tsipras d'organiser un scrutin rapidement", a déclaré au cours d'un point de presse une porte-parole, Annika Breidthardt.

M. Tsipras a annoncé jeudi soir sa démission, après avoir perdu sa majorité parlementaire la semaine dernière lors d'un vote au Parlement sur le nouveau plan de sauvetage du pays par l'Europe, d'un montant de 86 milliards d'euros sur trois ans en échange d'une nouvelle cure d'austérité.

"Pour nous, cela n'a pas été une surprise après les nombreux échanges téléphoniques entre le président (de la Commission européenne Jean-Claude) Juncker, le Premier ministre Tsipras et le président (grec Prokopis) Pavlopoulos", a poursuivi la porte-parole. "Nous nous y attendions", a-t-elle dit.

Interrogée pour savoir si ces nouvelles élections, qui se tiendront probablement le 20 septembre, risquent de mettre en danger ou retarder la mise en oeuvre du programme de réformes exigées par les créanciers, elle a indiqué que la Commission n'était "pas inquiète" à ce sujet.

"Beaucoup de partis d'opposition ont voté en faveur" du plan d'aide, a-t-elle rappelé, insistant sur le fait que "malgré les élections, les réformes peuvent être mises en oeuvre".

"Après la décision du gouvernement (grec) et le vote du Parlement, il n'y a pas besoin de nouvelle décision politique pour qu'elles soient accomplies".

"Une très large majorité a soutenu le paquet de mesures au Parlement grec et nous nous attendons à ce que ce soutien soit peut-être encore plus fort" après les élections, a déclaré de son côté le président de l'Eurogroupe et ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, devant des journalistes vendredi matin à La Haye.

"Les accords et le programme peuvent être mis en place et nous surveillerons cela de manière stricte. Chaque pays a naturellement le droit d'organiser des élections", a-t-il ajouté.

cel-ndy/axr/as