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21/08/2015 18:48 EDT | Actualisé 21/08/2016 01:12 EDT

Coups de feu dans le Thalys: "J'ai entendu +clic-clic-clic+, j'ai cru que c'était un jouet"

"Quand il est arrivé, j'ai entendu clic-clic-clic et j'ai cru que c'était un jouet", raconte Damien, 35 ans, sous le choc, passager du Thalys entre Amsterdam et Paris où un homme armé a fait feu vendredi, blessant deux personnes.

"J'étais en train de lire un magazine et lorsque j'ai entendu du bruit dans l'autre wagon, je me suis levé", raconte cet homme originaire de Paris, dans un gymnase d'Arras où ont été accueillis les passagers de ce Thalys.

"Je me suis dit qu'il y avait une embrouille entre deux personnes. J'ai vu alors une personne avec un tee-shirt noir aller au fond de mon wagon, comme s'il s'échappait", explique-t-il, alors qu'il était en voiture 13. Une autre personne, le malfaiteur présumé, qui était torse nu, "s'est arrêté entre les deux wagons, il a tiré, ça a fait +clic-clic-clic+, sans faire de coup de feu comme dans les films", raconte-t-il, précisant n'avoir pas entendu le bruit des balles.

"Le mec torse nu est ensuite retourné dans le wagon 12 et une personne avec un tee-shirt vert, rasé, (selon les premiers éléments le militaire américain, ndlr) l'a vu, s'est jeté sur lui et l'a plaqué au sol".

Quand on lui demande à quoi ressemble le malfaiteur, Damien répond: "j'ai vu qu'il était torse nu, assez fin et sec, mais quand il est arrivé, j'ai bloqué sur le flingue", dit-il encore sous le choc.

Christina Cathleen Coons, originaire de New York et en vacances en Europe, se trouvait, elle, en voiture 12. "Nous avons entendu une fusillade. J'ai entendu des coups de feu, sans doute deux, et un type s'est écroulé", relate-t-elle. "Une femme au fond, peut-être une quarantaine d'années, à côté de son époux, a vu la vitre au-dessus d'elle se briser à cause du coup de feu, la balle aurait pu l'atteindre", glisse cette New-yorkaise de 28 ans, menue, cheveux bruns coupés courts.

"Un type est tombé sur le sol et avait du sang partout, apparemment il était touché au cou", poursuit-elle, montrant des photos de la scène, qui font désormais le tour du monde des réseaux sociaux.

Elle est restée plaquée au sol, d'où elle a pris ces photos avec son smartphone: "je pensais qu'il y allait avoir une fusillade dans le train", ajoute-t-elle. "Des gens sont venus pour le soigner", raconte-elle encore au milieu du gymnase où le personnel de la Croix-Rouge distribue des bouteilles d'eau aux passagers. Quant à l'aspect du tireur: "le gars avait des cheveux noirs, était torse nu mais je n'ai pas bien vu car il était plaqué au sol".

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