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20/08/2015 09:58 EDT | Actualisé 20/08/2016 01:12 EDT

Wall Street ouvre en baisse, nerveuse sur la Chine et l'énergie

Wall Street a ouvert en baisse jeudi, continuant à s'inquiéter du tumulte des marchés chinois et de ses conséquences pour les cours des matières premières, sans grand soutien de l'actualité économique américaine: le Dow Jones perdait 0,81% et le Nasdaq 0,73%.

Vers 13H40, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 140,81 points à 17.208,06 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 36,65 points à 4.982,42 points.

Très suivi par les investisseurs, l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,65 point, soit 13,43 points, à 2.066,21 points.

Mercredi, la Bourse de New York avait baissé, sans trouver assez d'encouragement dans un document de la Réserve Fédérale, jugé ambigu quant au maintien à court terme de son soutien à l'économie: le Dow Jones avait perdu 0,93% à 17.348,73 points, et le Nasdaq 0,80% à 5.019,05 points.

Désormais, la Bourse poursuit son repli "après deux séances consécutives de baisse, dans un sentiment mondial toujours affecté par les inquiétudes sur la croissance et les matières premières, face à l'instabilité persistante en Chine", ont résumé les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

La Bourse de Shanghai a terminé jeudi sur une chute de près de 3,5%, trébuchant à nouveau après son sursaut de la veille, dans un marché toujours plombé par les inquiétudes sur les fragilités de l'économie chinoise.

"Certains disent que c'est dû à des ventes forcées" par la contrainte réglementaire de ramener des liquidités sur le marché, "un mouvement de panique, ou les deux", a rapporté Patrick O'Hare, de Briefing. "Cette faiblesse et, plus généralement, les inquiétudes sur l'économie se sont étendues à d'autres marchés chinois et ont contribué au ton morose" de Wall Street.

Les inquiétudes sur la Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole, contribuent en outre à une chute des cours des matières premières, les prix de l'or noir tentant de stabiliser jeudi à New York après s'être rapprochés des 40 dollars le baril.

S'il parvient à rebondir, le marché pétrolier "pourrait contribuer à relancer un secteur de l'énergie abattu", mais "pour le moment, la recherche d'un cours plancher n'a pas vraiment été un succès", a prévenu M. O'Hare.

Dans ce contexte, le marché n'a guère semblé prêté d'attention à une petite hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, bien qu'elle se soit avérée un peu décevante par rapport au petit déclin qu'annonçaient les analystes.

Il doit encore digérer une salve de chiffres, prévus pour 14H00 GMT, sur les reventes de logements et l'activité économique en juillet, ainsi qu'une statistique sur l'industrie dans la région de Philadelphie ce mois-ci, considérée comme un indicateur avancé pour l'ensemble des Etats-Unis.

Le marché obligataire montait, le rendement des bons du Trésor à dix ans baissant à 2,104% contre 2,127% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,782% contre 2,812% auparavant.

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