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20/08/2015 13:21 EDT | Actualisé 20/08/2016 01:12 EDT

Merkel compte sur un engagement fort du Brésil en faveur du climat

L'Allemagne travaille avec le Brésil pour réduire le réchauffement climatique, a affirmé jeudi la chancelière allemande, Angela Merkel, lors d'une visite éclair dans le géant sud-américain qu'elle a également appelé à améliorer les conditions d'investissement pour les entrepreneurs de son pays.

La chancelière a annoncé une déclaration commune sur le changement climatique, promettant "d'atteindre des résultats ambitieux" en vue de la conférence internationale sur le climat (COP 21), qui doit s'ouvrir fin novembre à Paris.

"Le Brésil est (un acteur) clé dans l'ensemble des objectifs en matière de climat. Mais c'est aussi la clé pour le maintien de la biodiversité dans le monde, car le Brésil est le pays le plus riche au monde en matière de biodiversité. Et ce qui est détruit ici n'est pas remplaçable", a souligné la chancelière.

Mme Merkel espère qu'un engagement fort du Brésil en matière de réduction des gaz à effet de serre aura un effet domino en Amérique latine et sur d'autres économies émergentes.

Selon des sources du gouvernement allemand, l'Allemagne déboursera 550 millions d'euros dans les deux prochaines années pour combattre la déforestation et encourager la promotion d'énergies renouvelables.

Mercredi, les deux pays ont signé un accord, financé par l'Allemagne, pour protéger certaines zones en Amazonie.

"Nous sommes très satisfaits des progrès faits par le Brésil pour réduire les déboisements", a déclaré Mme Merkel avant de rencontrer son homologue, Dilma Rousseff, au siège de la présidence.

Auparavant, dans un entretien avec la presse, elle avait appelé Brasilia à donner "des conditions d'investissement fiables" aux Allemands.

La visite de Merkel intervient à un moment délicat pour la présidente Rousseff : sa coalition de centre-gauche est secouée par un vaste scandale de corruption au sein du géant pétrolier public Petrobras, dans un contexte d'économie au ralenti pour la cinquième année consécutive. Sa popularité est au plus bas, à 8% seulement.

Mais, malgré la crise, l'Allemagne voit le Brésil non seulement comme un important partenaire commercial mais aussi un allié sur la scène politique internationale. Les deux pays font notamment campagne pour une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, où ils veulent un siège permanent.

"Les entreprises allemandes veulent et sont prêtes à investir encore plus au Brésil", a ajouté la chancelière, rappelant que le Brésil est le principal partenaire de l'Allemagne en Amérique latine.

"Un tiers du commerce avec l'Amérique latine a lieu entre l'Allemagne et le Brésil", a-t-elle dit. En 2014, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 20,4 milliards de dollars, ayant pratiquement triplé depuis 2005, selon la présidence du Brésil.

Près de 1.600 entreprises allemandes sont présentes dans la septième économie du monde - le plus grand parc industriel allemand, en dehors de l'Allemagne - comme le constructeur automobile Volkswagen, l'entreprise chimique BASF, le géant pharmaceutique Bayer ou le groupe sidérurgique Thyssen-Krupp. Les entreprises allemandes au Brésil emploient 250.000 personnes et génèrent autour de 12% du PIB.

Parmi les autres sujets de coopération figurent l'éducation, l'innovation et la science. Mme Merkel a salué le fait que le gouvernement brésilien semble maintenant désireux de conclure un accord de libre-échange entre l'UE et le bloc économique du Mercosur.

Le Brésil montre une "nouvelle ouverture" pour accélérer les pourparlers, selon elle.

jdo-bur/cdo/ka/gkg

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