NOUVELLES
20/08/2015 15:01 EDT | Actualisé 20/08/2016 01:12 EDT

Les grandes dates de la crise grecque

Rappel des dates-clés de près de six ans de crise grecque, après l'annonce du Premier ministre grec Alexis Tsipras de sa démission et son appel à des élections législatives anticipées, qui pourraient avoir lieu le 20 septembre.

--2009--

- oct: Le gouvernement socialiste de Georges Papandréou allume la mèche de la crise de la dette en Europe en relevant la prévision de déficit public pour 2009 (12,7% contre 6%). Ce déficit sera même estimé à 15%. En décembre, les agences de notation entament une valse de dégradations de la dette grecque.

--2010--

- 23 avr: Avec 350 milliards d'euros de dette, la Grèce, privée d'accès aux marchés financiers, demande une aide internationale.

- mai: La Grèce devient le premier pays de la zone euro à recevoir un plan d'aide international de 110 milliards d'euros de prêts, apportés par les États européens, la BCE et le Fonds monétaire international (FMI). Prévu sur trois ans, il vise à éviter un défaut de paiement et le risque d'explosion de la zone euro. En échange, un sévère plan d'austérité est mis en place.

--2011--

- 27 oct: Devant la détérioration de la situation économique et financière de la Grèce, la zone euro élabore un 2e plan de sauvetage, combinant des prêts supplémentaires de 130 milliards d'euros et l'effacement d'une partie de la dette des banques privées (107 milliards d'euros sur 206), contre de nouvelles mesures d'assainissement financier.

Ce plan, approuvé en mars 2012 avec une échéance prévue fin 2014, sera prolongé jusqu'au 30 juin 2015 après la victoire électorale de la gauche radicale (Syriza) en janvier 2015.

--2012--

- juin: Un gouvernement de coalition droite/gauche est formé et Athènes met en oeuvre un nouveau budget d'austérité pour 2013.

--2014--

- avr: La Grèce retourne sur les marchés pour la première fois en quatre ans et dégage en fin d'année un excédent budgétaire (hors charges de la dette).

--2015--

- 25 jan: Syriza, dirigé par Alexis Tsipras, remporte les législatives en promettant de renégocier le plan de sauvetage et mettre fin aux années d'austérité, qui ont vu le PIB chuter de 25%, tandis qu'un quart de la population est au chômage.

- 20 fév: Accord entre la Grèce et ses créanciers pour prolonger l'aide jusqu'au 30 juin. Athènes s'engage à proposer des mesures pour obtenir la dernière tranche du deuxième plan.

- 30 juin: La Grèce ne parvient pas à honorer un paiement de 1,5 milliard d'euros au FMI.

- 5 juil: Les Grecs rejettent par référendum (61,31% de non) les propositions des créanciers.

- 7 juil: La zone euro exige des réformes crédibles pour éviter une sortie du pays de la zone euro.

- 9 juil: Athènes s'engage à reprendre la majeure partie des propositions des créanciers pour les convaincre de reprendre leur aide et éviter le "Grexit".

- 13 juil: Au terme de négociations ardues lors d'un sommet de chefs d'Etat et de gouvernement, la zone euro s'accorde sur le principe d'un 3e plan d'aide à la Grèce.

- Nuits des 15 et 22 juil: le Parlement grec adopte de dures réformes demandées par les créanciers, malgré une trentaine de défections dans le camp Tsipras.

- 11 août: Athènes et ses créanciers ont finalisé les modalités du 3e plan d'aide "d'environ 85 milliards d'euros", annoncent des responsables grecs.

- 14 août: Le Parlement grec adopte le 3e plan d'aide, essentiellement grâce aux voix de l'opposition. Une quarantaine de députés Syriza n'ont pas suivi M. Tsipras, réduisant sa majorité parlementaire à 119 sur 300.

Dans la soirée, les ministres des Finances de la zone euro donnent leur feu vert au 3e plan d'aide, de 86 milliards d'euros maximum.

- 20 août: Tsipras annonce sa démission et appelle à des élections législatives anticipées. Selon les médias grecs, il serait favorable à ce qu'elles se tiennent le 20 septembre.

Ce même jour, la Grèce a remboursé à la BCE les 3,4 milliards d'euros qui lui étaient dus, après le déblocage la veille, par la zone euro, d'une tranche d'aide de 23 milliards d'euros au pays.

bur-aml/abk