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20/08/2015 15:02 EDT | Actualisé 20/08/2016 01:12 EDT

Léger rebond du pétrole à New York, à 41,14 dollars le baril

Les cours du pétrole ont un peu rebondi jeudi à New York, le marché semblant chercher à se stabiliser au lendemain d'une nouvelle dégringolade ayant encore rapproché les prix des niveaux atteints au creux de la récession de 2008-09.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en septembre, dont c'était le dernier jour de cotation, a gagné 34 cents à 41,14 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Le contrat d'octobre, qui devrait servir de contrat de référence à partir de vendredi, a gagné juste 5 cents à 41,32 dollars.

"Nous nous sommes approchés d'un niveau où on pourrait avoir excessivement bradé le brut et le marché tente de reprendre pied", a commenté Gene McGillian, chez Tradition Energy.

"Le rebond pourrait aussi être dû à un petit repli du dollar et à une chasse aux bonnes affaires", a-t-il ajouté.

Pour autant, M. McGillian est loin d'annoncer la fin de la chute des cours, qui a dépassé les -30% en deux mois, le WTI ayant marqué un nouveau plus bas en six ans et demi vers 09H40 GMT à 40,21 dollars le baril.

"On a l'impression que chaque fois qu'on a des actualités à la tonalité baissière, le marché s'enfonce encore", a souligné M. McGillian, indiquant à cet égard que les chiffres hebdomadaires sur le nombre de puits de pétrole aux Etats-Unis seraient particulièrement suivis vendredi.

La société de services pétroliers Baker Hughes publie chaque vendredi une estimation du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, que les investisseurs cherchent à interpréter comme un signal de la réduction ou de l'augmentation de la production nationale de pétrole brut, même si d'autres facteurs comme des progrès de productivité sont en jeu.

Globalement néanmoins, "à près de 40 dollars le baril, on se rapproche d'un niveau où le rapport risque/récompense commence à favoriser ceux qui parient sur une hausse" des cours, a dit M. McGillian.

"Toute augmentation des risques géopolitiques ou de signes que l'offre pourraient commencer à décliner en raison d'un ralentissement des forages en Amérique, ou que la croissance chinoise pourrait ne pas ralentir aussi soudainement qu'attendu, laisse le marché vulnérable à un retournement, c'est ce qui explique que la chute (des cours) se soit un peu ralentie", a-t-il précisé.

Reste que de nombreux analystes estiment que les cours du WTI sont en train de tester le seuil des 40 dollars. S'ils passent sous ce niveau, il n'y a pas de raison pour qu'ils ne dégringolent pas plus bas, suggérait Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

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