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20/08/2015 13:57 EDT | Actualisé 20/08/2016 01:12 EDT

Israël/championnat: pas de foot le shabbat pour les deux premiers matches

Un tribunal du travail israélien a interdit la tenue de deux matches du championnat de première division prévus les deux prochains samedis, durant le shabbat, le jour de repos juif hebdomadaire, ont indiqué les médias jeudi.

Cette décision a été prise à la demande d'une vingtaine de joueurs qui ne veulent plus évoluer sur le terrain le Shabbat et qui se sont adressés à la Histadrout, la centrale syndicale, pour porter l'affaire devant le justice.

Les dates des deux prochains matches vont devoir être modifiées. Le 7 septembre, le tribunal du travail doit se réunir à nouveau pour entendre les parties et décider de maintenir cette interdiction pour les matches suivants ou de la suspendre, selon la radio publique.

La direction de la Ligue du championnat s'est élevée dans un communiqué contre l'interdiction. "On joue le Shabbat car c'est le seul jour de repos où il est possible de profiter du football en famille. Même si nous respectons la religion, nous sommes convaincus que la religion et la politique ne doivent pas interférer avec le sport".

Cette querelle du shabbat, célébré du vendredi soir au samedi soir, a également lieu sur un autre front.

La municipalité israélienne de Jérusalem a annoncé qu'elle contraindrait la fermeture de huit supérettes le samedi provoquant la colère de leurs propriétaires qui accusent la mairie de céder aux pressions des ultra-orthodoxes juifs.

La législation interdit le travail des entreprises durant le shabbat mais elle n'était appliquée jusqu'à présent que de façon sélective.

La décision de la municipalité de se montrer plus stricte survient après l'inauguration la semaine dernière d'un complexe multi-salles de cinéma à Jérusalem qui a provoqué des manifestations d'ultra-orthodoxes.

L'importante communauté ultra-orthodoxe à Jérusalem prône une application stricte des préceptes de la religion juive notamment sur le shabbat, durant lequel il est interdit de travailler, d'allumer du feu, d'utiliser l'électricité ou de conduire une voiture.

Einav Bar, une conseillère municipale responsable de la promotion des activités économiques, a affirmé à l'AFP que les propriétaires des supérettes feraient appel de la décision devant les tribunaux.

"La seule explication à cette nouvelle politique est qu'il s'agit d'un arrangement politique" entre le maire Nir Barkat et les partis ultra-orthodoxes présents en force au conseil municipal, a-t-elle dit sur sa page Facebook.

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