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16/08/2015 12:03 EDT | Actualisé 16/08/2016 01:12 EDT

Washington retire les missiles Patriot protégeant la frontière turco-syrienne

Washington et Ankara ont annoncé dimanche le retrait des deux unités américaines de missiles Patriot déployés en Turquie depuis début 2013 sous le commandement de l'Otan, pour protéger le pays d'éventuels tirs de missiles venus de Syrie.

Ces unités "vont être redéployées aux Etats-Unis pour des opérations cruciales de modernisation", selon un communiqué commun du gouvernement turc et du gouvernement américain diffusé notamment par le Pentagone.

Les deux batteries de Patriot étaient déployées à Gaziantep, au sud-est de la Turquie. Leur mission s'achèvera en octobre.

Les Etats-Unis et la Turquie précisent dans leur communiqué que les batteries de Patriot et leur personnel (environ 320 personnes) pourront être redéployées sur place "en l'espace d'une semaine", si nécessaire.

"C'est une décision militaire américaine, dans un but de modernisation de l'équipement", a souligné un responsable de la défense américain sous couvert de l'anonymat.

L'Allemagne qui avait également deux batteries de missiles Patriot dans la région déployées sous commandement de l'Otan a annoncé samedi une décision similaire, jugeant que "la menace dans cette région secouée par les crises a désormais une autre nature".

"Elle vient de (l'organisation) Etat islamique", a expliqué la ministre de la Défense allemande Ursula von der Leyen.

Les missiles Patriot avaient été déployés en 2013 par l'Otan à la demande de la Turquie, inquiète d'une attaque du régime syrien de Bachar al-Assad après une série de tirs d'obus syriens dans des localités turques proches de la frontière fin 2012.

L'Otan peut toujours compter sur place sur une batterie espagnole déployée depuis janvier 2015 par l'Espagne à Adana, au sud de la Turquie.

Les missiles Patriot peuvent détruire en vol des missiles balistiques tactiques, des missiles de croisière ou des avions.

Les Etats-Unis maintiennent également en permanence en Méditerranée des navires militaires équipé de système anti-missile Aegis, capable de fournir à l'Otan des capacités de défense aérienne dans la région, rappelle par ailleurs le communiqué commun de Washington et Ankara.

lby/vog