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16/08/2015 13:47 EDT | Actualisé 16/08/2016 01:12 EDT

Hamas et Hezbollah se demandent pourquoi ils sont sur la liste noire du Canada

BEYROUTH — Deux partis politiques du Moyen-Orient désignés groupes terroristes par le Canada prédisent que le mouvement du groupe État islamique (ÉI) ne survivra et se demandent pourquoi ils figurent sur cette liste alors que la coopération pourrait parvenir à défaire cet ennemi commun.

Des représentants du Hezbollah et du Hamas au Liban ont tous deux, séparément, dénoncé l'ÉI dans des rencontres exceptionnelles avec La Presse Canadienne.

Le premier ministre Stephen Harper a dénoncé les militants djiahdistes et utilisé cette position pour justifier la participation du Canada à la coalition aérienne dirigée par les États-Unis qui mène des frappes en Irak et en Syrie.

En entrevue au Liban, le chef du Hamas, Osama Hamdan, a affirmé que la plupart des musulmans représentés par le Hamas n'acceptaient pas le groupe armé État islamique.

Du côté du Hezbollah, une source proche de la haute direction a confié que les mouvements extrémistes prolifèrent, mais qu'ils ne durent jamais car ils ne trouvent pas leur place au sein des sunnites modérés et des chiites.

D'autres pays que le Canada, notamment les États-Unis et Israël, ont interdit le Hezbollah et le Hamas. Quelques pays, dont l'Australie, n'interdisent que leur aile militaire, alors que le Liban reconnaît le Hezbollah et ses députés.

La sécurité nationale fait partie des enjeux principaux de la campagne électorale qui culminera avec le scrutin du 19 octobre.

Tamsyn Burgmann, La Presse Canadienne