NOUVELLES
16/08/2015 08:31 EDT | Actualisé 16/08/2016 01:12 EDT

Dopage - L'IAAF a demandé des explications à la Fédération russe, selon ARD

L'IAAF a récemment demandé à la Fédération russe d'athlétisme des explications sur une liste d'athlètes accusés de dopage, dont la championne olympique du 800 m Mariya Savinova, rapporte la chaîne publique allemande ARD, dimanche, à une semaine des Mondiaux à Pékin.

De même source, Serguei Portugalov, responsable du département médical de la Fédération russe, ainsi que trois entraîneurs nationaux encourent une suspension à vie.

De plus, plusieurs marcheurs ont récemment ont fait l'objet de contrôles positifs au centre national de Saransk, dont six cas liés à l'EPO le mois dernier, selon des informations recueillis par ARD.

En décembre, ARD avait diffusé le documentaire "Dopage confidentiel: comment la Russie fabrique ses vainqueurs", évoquant, témoignages à l'appui, un système de dopage généralisé au sein de l'athlétisme russe.

Depuis Londres, le Sunday Times a affirmé dimanche que l'IAAF avait bloqué la publication d'une étude sur le dopage selon laquelle un tiers des athlètes présents aux Mondiaux de 2011 ont admis avoir recours à des méthodes prohibées pour améliorer leurs performances.

Des chercheurs de l'université de Tübingen en Allemagne avaient eu accès aux athlètes de haut niveau lors des Mondiaux de Daegu, en Corée du Sud, en 2011.

Ils avaient conclu qu'entre 29% et 34% des 1.800 participants à la compétition avaient violé la réglementation antidopage au cours des 12 mois précédents.

Les chercheurs ont indiqué au Sunday Times que la publication de leurs résultats avait été bloquée par l'IAAF.

"L'IAAF ne s'est jamais opposée à la publication de cette étude", a répliqué dans un communiqué l'instance internationale, ajoutant qu'elle a revanche toujours eu de "sérieuses réserves sur l'interprétation des résultats".

Début août, la chaine allemande, tout comme le quotidien Sunday Times, avait publié des informations selon lesquelles, sur 5.000 athlètes testés entre 2001 et 2012, 800 présenteraient des valeurs sanguines "suspectes ou hautement suspectes".

sg/fbr/jpa