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15/08/2015 05:53 EDT | Actualisé 15/08/2016 01:12 EDT

Pillonage de villes syriennes après la rupture d'un cessez-le-feu

Les bombardements ont repris samedi dans deux localités tenues par le régime syrien dans le nord-ouest et dans la ville rebelle de Zabadani près de Damas après la rupture d'un cessez-le-feu entre les deux parties, selon une ONG et des médias officiels.

Ces violences ont mis fin à une trêve qui avait commencé mercredi matin, en dépit de négociations pour la prolonger et parvenir à une solution dans ces trois localités.

Selon la télévision officielle syrienne, un enfant et son père ont été tués et douze autres personnes blessées par "un bombardement terroriste" sur les villages chiites de Foua et Kafraya contrôlés par les forces du régime du président Bachar al-Assad dans la province d'Idleb. Le régime utilise le terme de "terroriste" pour désigner la rébellion.

A Foua, un habitant sous couvert d'anonymat a confirmé les bombardements. "Aujourd'hui nous entendons le bruit des explosions", a-t-il dit. "La trêve a échoué et les attaques ont repris".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état de roquettes tirées par les rebelles sur ces deux villages et de bombardements sur la ville de Zabadani, dernière place forte rebelles proche de la frontière avec le Liban.

Les groupes rebelles et les forces prorégime, dont le Hezbollah chiite libanais, s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de 72 heures à Zabadani et dans les deux localités chiites du nord-ouest.

D'intenses négociations se sont tenues en vue d'un retrait des rebelles de Zabadani en échange de l'évacuation des civils de Foua et de Kefraya, les deux derniers villages contrôlés par le régime dans la province d'Idleb.

Mais ces discussions butent sur une demande de l'opposition pour la libération de milliers de prisonniers détenus dans les geôles du gouvernement, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abel Rahmane.

Selon lui, les négociations se poursuivent en dépit de l'échec du cessez-le-feu.

"Il n'est pas clair si les violations sont commises par les parties elles-mêmes pour améliorer les conditions de l'accord, ou par celles qui veulent l'échec des négociations", a-t-il ajouté.

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