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15/08/2015 10:38 EDT | Actualisé 15/08/2016 01:12 EDT

Jambe coupée trouvée à Rome : la police a retrouvé son propriétaire

Le mystère du propriétaire de la jambe coupée portant le tatouage "aujourd'hui est un beau jour pour mourir", retrouvée par un passant mardi à Rome, a été levé, a raconté samedi il Messaggero : il s'agissait d'un ultra de la Lazio, drogué, braqueur récidiviste et violent.

Le quotidien romain consacre une page entière à raconter la vie de cet homme, Gabriele di Ponto, 36 ans, faite de braquages, de consommation et de trafic de drogue, de séjours en prison et de passion pour l'extrême droite vécue au sein des irréductibles de la Lazio, l'un des deux clubs de football de la capitale italienne.

Le parquet de Rome a ouvert une enquête pour homicide volontaire.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la jambe, découverte à proximité d'une digue d'un affluent du Tibre, l'Aniene, où elle était restée immergée pendant 48 heures, pourrait avoir été coupée à la scie électrique.

L'hypothèse la plus vraisemblable est qu'après avoir tué le trentenaire, son ou ses assassins aient dispersé ses membres, croit savoir la Gazzetta dello Sport, qui évoque un meurtre lié au trafic de drogue.

Gabriele di Ponto, un fidèle de la Curva Nord du stade olympique de Rome, s'était marié en mai avec une Italo-Tunisienne de 24 ans.

Mais, après un mois de vie commune, la jeune femme s'était enfuie car il la battait, selon son père, un patron de bar interrogé par il Messaggero.

"Un type aussi méchant, j'en avais jamais vu avant", a confié le père de l'ex-épouse.

Ce mariage devait pourtant être le départ d'une nouvelle vie pour ce Romain au parcours chaotique.

Après avoir grandi dans un quartier défavorisé de la capitale italienne, théâtre de luttes entre trafiquants de drogue, il commettait son premier braquage à 18 ans.

Suivaient de nombreux passages en prison, après de nouveaux vols à main armée, une vie "in galera" (en prison) dont il se disait fier sur son profil Facebook.

"Bonjour à tous ceux qui sont détenus", écrivait-il, ou "mieux vaut être en cellule, au silence, qu'être sans honneur", ou "je jure que je vais en prison heureux".

Après avoir essuyé des tirs, il avait été opéré à la hanche mais boîtait depuis, un léger handicap qui permettait aux policiers de le reconnaître quand il réalisait, masqué et muni d'une hache, ses braquages, de pharmacies notamment.

Selon l'un d'eux, familier de son parcours criminel, Gabriele di Ponto, qui avait un pistolet tatoué à la taille, "s'était recyclé dans la drogue après avoir donné dans le braquage".

Cela faisait pourtant deux ans qu'il essayait de se désintoxiquer et ses fiançailles avaient été annoncées avec joie, en février, sur son profil Facebook.

Ce sont les membres de sa famille, inquiets depuis sa disparition fin juillet, qui ont reconnu à la morgue sa jambe gauche et cinq de ses tatouages, ce que devrait confirmer des analyses ADN prévues pour lundi.

lrb/bds

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