NOUVELLES
15/08/2015 12:33 EDT | Actualisé 15/08/2016 01:12 EDT

Djokovic en finale à Montréal

MONTRÉAL - Une frayeur par tournoi, c'est amplement suffisant pour le meilleur joueur au monde. Novak Djokovic n'a fait qu'une bouchée du Français Jérémy Chardy en demi-finales de la Coupe Rogers, samedi.

Un texte de Alexandre Gascon

Après être passé à une balle de remballer ses raquettes la veille face à Ernests Gulbis, le Serbe a écrit un tout autre scénario contre la 49e raquette mondiale avec une victoire de 6-4, 6-4.

Faut-il vraiment s'en surprendre. Peut-être le Bleu n'affichait-il pas sa meilleure forme, celle aperçue dans sa victoire en quarts de finale et trois bris d'égalité contre le géant John Isner, mais la confiance ne doit pas atteindre son paroxysme lorsqu'on est mené 9-0 dans nos duels face à l'adversaire.

Il avait perdu, avant la demi-finale, les 22 manches disputées au « Djoker ».

Outre un ou deux points spectaculaires, la plus grande réaction de la foule est venue lorsqu'est apparu sur l'écran géant un spectateur brandissant une pancarte « Épouse-moi, Jérémy », ce qui n'est pas peu dire. Tout un contraste avec la folle journée des quarts de finale.

Nerveux dès l'entame, le Français a commis deux double fautes sur les tout premiers points du match. Le bris s'en est suivi et la perte de la première manche peu de temps après. 

« Ça a suffi de faire deux bris (de service) aujourd'hui. Jérémy a connu une très bonne semaine et j'espère que ça continue (pour lui) », s'est-il exclamé en français sur le terrain tout de suite après son triomphe.

Ayant été « chanceux », selon ses dires, d'avoir survécu à la tempête Gulbis, Djokovic jouait avec l'assurance de l'homme qui connaissait l'issue de la rencontre.

Il a brisé à nouveau au cinquième jeu de la seconde manche et a filé tout du long en tête, jamais inquiété. Chardy n'a pas vu la couleur d'une balle de bris.

Si frousse il y a eu, c'est lors de deux changements de côté, lorsque le numéro un mondial a fait appel au soigneur pour soulager ce qui semblait être des douleurs au coude droit. Sans conséquence apparente, mais qui laisse sceptique quant à sa participation à la demi-finale du double.

Janko Tipsarevic et lui se mesurent en principe au Canadien Daniel Nestor et au Français Édouard Roger-Vasselin.

Plus de détails à venir.