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14/08/2015 11:37 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

Turquie : un mort dans des affrontements dans le sud

Un membre présumé du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a été tué lors d'affrontements avec les forces de l'ordre à Diyarbakir (grande ville du sud de la Turquie, à majorité kurde), ont annoncé des sources sécuritaires vendredi.

Des combats ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi à Diyarbakir après que des jeunes soupçonnés d'appartenir au PKK ont ouvert le feu avec des fusils contre la police, appelée sur les lieux pour dégager une route bloquée par des combattants.

La victime, un homme âgé de 40 ans, a été touchée lors de ces échanges de tirs, ont précisé à l'AFP les sources sécuritaires, tandis qu'un autre homme âgé de 29 ans a été blessé.

En marge des combats, plus de 200 personnes ont manifesté dans les rues de Diyarbakir pour contester l'escalade de la violence, a constaté un journaliste de l'AFP.

Depuis qu'Ankara a déclenché le 24 juillet une "guerre contre le terrorisme" visant simultanément le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les combattants du groupe EI, le long de sa frontière avec la Syrie et l'Irak, la Turquie vit une véritable escalade des violences.

Les dizaines de raids aériens se sont concentrés sur la guérilla kurde et les accrochages sont désormais quotidiens depuis trois semaines entre les forces d'Ankara et les combattants kurdes.

Selon un bilan provisoire de l'AFP, au moins 31 policiers ou militaires turcs ont été tués depuis la rupture du cessez-le-feu, décrété en 2013 entre les rebelles et Ankara, dans des attaques attribuées au PKK.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré vendredi que les opérations contre les rebelles du PKK n'étaient pas "temporaires".

"Vous ne devriez pas penser qu'ils (les rebelles du PKK, Ndlr) sont forts... Ils sont voués à l'échec", a lancé M. Erdogan à ses partisans réunis dans la région de Rize, au bord de la Mer Noire.

Les autorités turques, qui multiplient les coups de filet depuis un mois, ont arrêté plus de 1.700 personnes soupçonnées d'être membres du PKK, d'une organisation marxiste (DHKP-C) ou de l'organisation Etat islamique, selon l'agence progouvernementale Anatolie.

Vendredi, au moins 39 personnes ont été arrêtées dans plusieurs villes de Turquie comme Istanbul, Ankara et Izmir, a précisé l'agence Anatolie.

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