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14/08/2015 08:57 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

Procès Duffy : Harper défend son chef de cabinet

Le chef conservateur refuse de mettre en cause son actuel chef de cabinet, Ray Novak, qui s'était fait dire que son prédécesseur Nigel Wright s'apprêtait à faire un chèque au sénateur Duffy pour qu'il rembourse ses allocations de dépenses contestées.

Lors d'un arrêt vendredi dans les Territoires-du-Nord-Ouest, au deuxième jour du contre-interrogatoire de Nigel Wright au procès du sénateur déchu Mike Duffy, Stephen Harper a affirmé que toute cette histoire reposait sur deux hommes, Nigel Wright et Mike Duffy.

Jeudi, des courriels déposés en preuve indiquaient que, dès mars 2013, des membres haut placés de l'équipe de campagne du premier ministre Stephen Harper étaient au fait du stratagème qui a permis à Mike Duffy de rembourser au Sénat ses dépenses injustifiées.

Parmi ceux-ci, Ray Novak, l'actuel chef de cabinet de Stephen Harper et qui voyage actuellement avec lui lors de la campagne, s'était fait dire que son prédécesseur, Nigel Wright, se préparait à rembourser 90 000 $ au Sénat pour M. Duffy.

« Je crois que son approche a fonctionné », a écrit M. Wright à M. Novak et à l'avocat du bureau du premier ministre, Benjamin Perrin, le 23 mars 2013, au sujet d'une conversation qu'il avait eue avec l'avocate de M. Duffy. « Je vais envoyer mon chèque lundi. »

« On ne tient pas des subordonnés responsables des actions de leurs supérieurs », a ajouté Stephen Harper, vendredi.

Selon le porte-parole du Parti conservateur, Kory Teneyke, Ray Novak était mis en copie sur des centaines de courriels et il ne les consultait pas tous. Il a ajouté que le cas Duffy n'avait jamais été un des dossiers de M. Novak.