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14/08/2015 07:56 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

Près de 250 000 migrants ont traversé la Méditerranée vers l'Europe cette année

KOS, Grèce — Un gigantesque traversier se dirigeait vendredi vers l'île grecque de Kos, où il servira d'abri temporaire à des milliers de réfugiés qui sont arrivés clandestinement depuis la Turquie à bord de canots pneumatiques.

L'Organisation internationale pour les migrations a de son côté fait savoir vendredi que le nombre de migrants et de demandeurs d'asile qui ont traversé la Méditerranée vers l'Europe cette année surpassera les 250 000 d'ici la fin du mois — dont plus de la moitié qui seront arrivés en Grèce.

Le traversier Eleftherios Venizelos, qui peut accueillir 2500 personnes, est attendu à Kos vendredi après-midi. Il servira de centre d'enregistrement où les réfugiés, principalement des Syriens, pourront rester en attendant les papiers dont ils ont besoin pour quitter l'île.

Il remplacera un stade désuet qui ne disposait que d'installations rudimentaires.

L'OIM a indiqué vendredi que la Grèce, qui est en proie à une profonde crise financière, rapporte 134 988 arrivées depuis la Turquie cette année, tandis que l'Italie témoignait de 93 540 nouveaux arrivants à la fin du mois de juillet. L'ajout des réfugiés arrivés en Espagne et à Malte gonfle le total depuis le début de l'année à 237 000, un bilan qui devrait surpasser les 250 000 d'ici la fin du mois d'août.

Un peu moins de 220 000 personnes ont effectué la périlleuse traversée pendant toute l'année dernière.

L'OIM estime qu'au moins 2300 personnes ont péri en tentant de rejoindre l'Europe cette année.

Par ailleurs, le groupe humanitaire Amnistie internationale dénonce des violations graves des droits de la personne au principal centre autrichien d'accueil des immigrants. Il évoque notamment une surpopulation qui force un millier de réfugiés à camper à la belle étoile.

Le rapport d'Amnistie précise que des femmes avec des enfants ou encore des enfants seuls sont laissés sans toit au centre Traiskirchen, au sud de Vienne.

Le directeur d'Amnistie internationale en Autriche, Heinz Patzelt, a déclaré que cela contrevient à la convention des Nations unies sur les droits des femmes et des enfants. Le ministère autrichien de l'Intérieur a admis que la situation est «précaire», tout en assurant qu'une loi qui sera adoptée sous peu permettra de loger les migrants sur la propriété du gouvernement fédéral, en dépit de l'objection des provinces.

The Associated Press