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14/08/2015 05:53 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

Pas de visite à Moscou d'un général iranien la semaine dernière, selon un responsable russe

La diplomatie russe a indiqué vendredi qu'il n'y avait pas eu la semaine dernière de visite à Moscou d'un influent général iranien alors que la presse iranienne et américaine ont évoqué une visite qui a déclenché les critiques de Washington.

Un média iranien et la chaîne américaine Fox News ont évoqué une visite, apparemment fin juillet, à Moscou du général Ghassem Souleimani, sous le coup d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies de 2007 qui lui interdit de voyager à l'étranger en raison de ses liens présumés avec les programmes nucléaires ou de missiles balistiques de l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique jeudi à son homologue russe Sergueï Lavrov, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exprimé ses "inquiétudes" à propos de ce voyage présumé du responsable des Gardiens de la révolution iraniens et chef de la force Qods chargée des opérations extérieures de l'armée d'élite du régime.

Le général Ghassem Souleimani "n'était pas à Moscou la semaine dernière", a déclaré vendredi un vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par l'agence de presse russe RIA Novosti. M. Riabkov n'a rien dit d'une éventuelle venue du général Souleimani fin juillet.

"Nous avons été sincèrement surpris par ces informations puisque la semaine dernière nous avons dit à nos collègues américains que nous ne disposions pas de ces informations" sur la visite du général iranien, a expliqué M. Riabkov.

Mercredi soir, Washington avait annoncé qu'il porterait l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Le porte-parole du département d'Etat Mark Toner avait alors dénoncé "une violation des résolutions du Conseil de sécurité".

"Les Américains eux-mêmes se sont permis des actions contraires aux exigences des résolutions de l'ONU", a par ailleurs rétorqué vendredi M. Riabkov, cité par RIA Novosti.

Si elle a eu lieu, la visite du général iranien est intervenue dans un contexte d'intense activité diplomatique autour du conflit en Syrie, impliquant les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite et l'Iran.

Puissance chiite régionale, l'Iran apporte un soutien militaire à la Syrie de Bachar al-Assad contre le groupe radical sunnite Etat islamique, ainsi qu'un appui à Bagdad via l'aide aux milices chiites irakiennes. Le général Souleimani est considéré comme la pièce maîtresse de cette assistance militaire.

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