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14/08/2015 12:22 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

Mini krach à Wall Street: caution abaissée pour le trader qui retrouve la liberté

Le courtier britannique accusé par les États-Unis d'être en partie responsable du mini krach boursier de mai 2010 a retrouvé la liberté vendredi après que sa caution a été abaissée de 5 millions à 50.000 livres.

Navinder Singh Sarao, 36 ans, sous le coup d'une demande d'extradition de la justice américaine, s'était vu accorder la liberté sous caution en avril mais était resté derrière les barreaux parce qu'il n'était pas en mesure de payer les 5 millions de livres de caution réclamées.

Un juge du tribunal de Westminster a décidé d'abaisser la caution à 50.000 livres, somme dont l'accusé s'est acquittée, retrouvant ainsi la liberté.

Il reste cependant sous contrôle judiciaire et devra dormir à son domicile, un modeste pavillon de banlieue de l'ouest londonien où il vit avec ses parents et où il avait été arrêté en avril.

Accusé d'avoir empoché 40 millions de dollars grâce à des manipulations frauduleuses, il est visé aux Etats-Unis par une vingtaine de chefs d'accusation, dont celui de fraude électronique et manipulation de contrats à terme sur le Chicago Mercantile Exchange (CME) et de "spoofing", une technique de manipulation qui consiste à prétendre acheter ou vendre un titre dans l'intention d'annuler cette opération au dernier moment.

Chacune de ces accusations est susceptible de l'envoyer en prison pour 10 à 25 ans. Une audience sur son extradition est prévue les 24 et 25 septembre.

Selon la CFTC, l'autorité américaine des produits dérivés, M. Sarao a été "très actif" sur le marché lors de la séance du "Flash crash", le 6 mai 2010.

Ce jour-là, dans un contexte de forte volatilité, alors que des inquiétudes pesaient déjà sur la dette grecque, l'indice Dow Jones s'était écroulé de 600 points en quelques minutes après une chute des prix des E-minis.

Ces contrats à terme électroniques sont basés sur l'indice Standard and Poors 500. Un rapport à l'époque du gendarme boursier américain, la SEC, avait mentionné que 140.000 ordres de ventes d'E-minis s'étaient bousculés au même instant conduisant par ricochet à un décrochage brutal de Wall Street.

Lors d'une précédente audience au tribunal de Westminster, M. Sarao avait dit n'avoir "rien à se reprocher, hormis le fait d' être bon dans (s)on travail".

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