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14/08/2015 18:16 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

Mélanie Joly ne regrette pas d'avoir fait don de 250$ à un candidat conservateur

OTTAWA — La candidate à l'investiture libérale Mélanie Joly n'est «absolument pas» embêtée d'avoir fait un don de 250 $ au candidat conservateur Larry Smith en 2011.

«Larry Smith faisait partie de mon réseau d'affaires et de connaissances. J'ai donc décidé, à ce moment-là, avec plusieurs amis, de lui donner un petit don. C'est tout», a-t-elle tranché en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, vendredi.

Celle qui saura le dimanche 23 août si elle portera les couleurs du Parti libéral du Canada (PLC) dans la circonscription montréalaise d'Ahunstic—Cartierville assure par ailleurs n'avoir «jamais eu aucun lien avec le Parti conservateur».

Simplement, «j'ai donné à ce moment-là à un être humain, à un individu, et c'est Larry Smith, qui est quand même une personne qui a un impact intéressant à Montréal et une contribution intéressante à Montréal», a plaidé Mme Joly à l'autre bout du fil.

L'ancienne candidate à la mairie de la métropole refuse de préciser si elle a déjà été approchée par les conservateurs et insiste sur le fait que sa première véritable incursion en politique s'est faite avec les libéraux.

«La première fois que je me suis impliquée dans ma vie en politique, c'était lors du leadership de Justin Trudeau, et c'est son frère Sacha (Alexandre) Trudeau qui m'a approchée», a-t-elle soutenu, se disant «absolument pas» embêtée que l'existence de ce don soit rendu public.

Toutes les autres contributions politiques de Mélanie Joly au fédéral ont été faites au PLC, notamment pour la campagne à la direction victorieuse de M. Trudeau, selon les données figurant sur le site d'Élections Canada.

Larry Smith, ancien président des Alouettes de Montréal et éditeur du quotidien montréalais «The Gazette», est bien connu au sein de la communauté des affaires de la métropole.

Il avait renoncé à son siège au Sénat du Canada pour tenter de se faire élire sous la bannière conservatrice dans la forteresse libérale de Lac-Saint-Louis, mais sans succès: la circonscription était demeurée rouge après la victoire de Francis Scarpaleggia.

À l'issue d'une lutte à trois serrée, M. Smith avait dû se contenter de la troisième place, derrière le candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD). Le chef conservateur Stephen Harper l'avait cependant renommé à la chambre haute à la suite de cette défaite.

Mélanie Marquis, La Presse Canadienne