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14/08/2015 09:45 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

Le designer du logo des JO-2020 de Tokyo accusé d'autres plagiats

Le créateur japonais du logo des JO-2020 de Tokyo, déjà soupçonné de plagiat pour cet emblème, a annoncé renoncer à des images publicitaires qu'il avait imaginées pour l'entreprise japonaise Suntory, à la suite de nouvelles accusations.

MR Design, société de Kenjiro Sano, a expliqué dans un communiqué avoir demandé à la firme de boissons Suntory de ne plus utiliser 8 des 30 illustrations de sacs publicitaires créés pour la promotion d'une bière sans alcool.

"Il y a sur internet des remarques selon lesquelles il pourrait y avoir des problèmes de droits d'auteur sur certains visuels", a souligné MR Design.

"Compte tenu des inquiétudes que cela cause aux parties prenantes, nous avons décidé d'en retirer plusieurs", a ajouté l'entreprise.

"Bien que ce soit des motifs représentant des objets familiers ou des idées courantes, nous avons lancé des enquêtes avec des spécialistes", a précisé la société.

Cette décision intervient alors que des internautes s'amusent à éplucher tout le travail de M. Sano et de sa société depuis qu'il est accusé par un designer belge de s'être inspiré du logo du théâtre de Liège pour créer l'emblème des jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

L'intéressé rejette fermement toute accusation de plagiat et a tenté de prouver sa bonne foi avec des diagrammes et d'autres documents décrivant le cheminement de la conception du logo, mais cette nouvelle affaire tombe mal.

Ont été retirés de la campagne de Suntory des images de lunettes de soleil, de baguette de pain/croissant, de pancarte, ainsi que des dessins d'une nageuse ou d'un livre dont les "originaux" viennent d'ailleurs, selon les internautes.

Le graphiste belge, Olivier Debie, a annoncé vendredi que le Comité international olympique (CIO) devra comparaître le 22 septembre devant le tribunal civil de Liège (sud-est de la Belgique), après avoir déposé une assignation en justice à son encontre.

Lors de cette audience, M. Debie demandera "la cessation de l'utilisation (du logo de) Tokyo 2020 sous peine d'une amende de 50.000 euros par infraction tant à l'égard du CIO qu'à l'égard de toute société, sponsor ou autorité publique qui utiliserait le logo contrefaisant", ont indiqué ses avocats vendredi dans un communiqué.

Ils avaient déjà mis en demeure le CIO de cesser dans les huit jours toute utilisation du logo, dans un courrier du 31 juillet. Mais le CIO, qui a rejetté cette demande, ne voit pas de "problème", avait indiqué le lendemain son vice-président John Coates, soulignant que le logo du théâtre de Liège n'avait pas été déposé par son auteur belge.

Les avocats de M. Debie regrettent pour leur part qu'"aucune tentative d'examiner l'originalité de l'oeuvre de M. Debie et sa copie par M. Sano n'a été proposée" par le CIO et le comité organisateur de Tokyo 2020.

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