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14/08/2015 07:09 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

La police sud-coréenne empêche la diffusion de tracts anti-Pyongyang

La police sud-coréenne a empêché vendredi des militants hostiles au gouvernement nord-coréen de disperser des tracts au-dessus de la frontière entre les deux Corées, au moment où la péninsule divisée est la proie d'un regain de tensions.

Une centaine de policiers ont formé une barrière humaine pour empêcher des voitures à bord desquelles se trouvaient une trentaine de militants de se rendre dans la ville frontalière de Paju.

De là, ils avaient l'intention de disperser des tracts de l'autre côté de la frontière au moyen de ballons gonflés à l'hélium.

Les textes dénoncent la dynastie Kim au pouvoir en Corée du Nord ainsi que les récentes explosions de mines antipersonnel qui ont mutilé deux soldats sud-coréens en patrouille à la frontière, dont Séoul accuse Pyongyang d'être responsable.

Séoul avait promis de faire payer à la Corée du Nord un "prix sévère".

Les militants ont regretté de n'avoir pu lancer leurs tracts à Paju tout en affirmant avoir pu en disperser 200.000 autres dans la discrétion quelques heures plus tôt plus à l'est. "La Corée du Nord ne mérite aucune merci pour avoir posé les mines antipersonnel", a déclaré l'un d'eux à la presse, Choi Woo-Won.

Les activistes, parmi lesquels bon nombre de Nord-Coréens ayant fait défection, organisent régulièrement des opérations de lâchers de tracts au-dessus de la Corée du Nord.

Celle-ci a menacé vendredi de transformer la Corée du Sud en "mer de feu" si les autorités sud-coréennes ne les faisaient pas cesser, dans un communiqué publié par l'agence officielle KCNA.

Pyongyang a accusé des militants d'avoir mené plus d'une dizaine d'opérations de lâchers depuis le mois de juin. Il "s'agit d'une déclaration de guerre", a ajouté le communiqué.

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