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14/08/2015 08:35 EDT | Actualisé 14/08/2016 01:12 EDT

La destruction de la dalle de Postes Canada est un « geste politique », dit Coderre

Au lendemain de la destruction de la dalle de béton installée par Postes Canada dans un parc éconature, le maire de Montréal Denis Coderre affirme n'avoir aucun regret. Il s'est même dit vendredi « très fier » du geste posé.

« J'attends toujours une réponse des libéraux et conservateurs, en passant », a-t-il ajouté, répondant à la question d'un journaliste lors d'un point de presse pour faire l'annonce de sa nouvelle politique de déneigement.

Malgré les critiques, le maire persiste et signe : « j'ai posé un geste hautement politique et symbolique au nom de tous les Montréalais », dit-il.

Il se défend bien d'avoir posé un geste criminel ou de désobéissance civile. Il affirme d'ailleurs que les Montréalais sauront faire la différence entre ce geste « hautement politique et symbolique » qu'il a posé et un acte criminel.

« Ce n'est pas de la désobéissance civile. N'embarquez pas là-dedans. Ce n'est pas un do it yourself ; vous vous faites justice à vous-mêmes. »

« Les gestes étaient déjà posés »

Le coup d'éclat a fait parler de lui. À la fois le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont dénoncé le geste de Postes Canada. Le premier pour la « manie » d'Ottawa » de décider à la place des municipalités, le second en défendant de nouveau la livraison du courrier à domicile.

Le maire de Montréal dénonce quant à lui Postes Canada pour avoir agi de façon unilatérale. « Vous avez eu un communiqué de presse un peu laconique qui dit : on est prêts à travailler ensemble, mais les gestes étaient déjà posés », déplore-t-il, faisant allusion à la dalle de béton installée dans le parc éconature l'Anse-à-l'Orme. Il y a aussi des règlements municipaux à respecter, a-t-il souligné. 

Il affirme d'ailleurs avoir les municipalités de son côté.

L'Union des municipalités du Québec a donné son appui vendredi au coup d'éclat du maire, notamment parce que Postes Canada a décidé de passer outre les municipalités avant d'agir.

Denis Coderre entend toutefois laisser en place la dalle de béton installée par Postes Canada à Cap-Saint-Jacques.

« J'ai posé un geste symbolique [jeudi]. Je pense que ça a porté. Je ne commencerai pas à me promener partout. On va voir les réactions politiques », tranche-t-il. 

Comme on est en campagne électorale fédérale, les Canadiens « pourront se poser des questions », rappelle-t-il.