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13/08/2015 21:46 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Enquête sur la possible utilisation d'armes chimiques par le groupe armé ÉI

EDGARTOWN, Mass. — Les États-Unis enquêtent sur la possibilité que le groupe armé État islamique (ÉI) ait utilisé des armes chimiques, a annoncé la Maison-Blanche jeudi.

Des allégations circulent à l'effet que les extrémistes s'en seraient pris aux forces kurdes dans le nord de l'Irak avec ce type d'armes. Le porte-parole de la Maison-Blanche Alistair Baskey a affirmé que les États-Unis considéraient «sérieusement» ces informations et qu'ils tentaient d'en savoir davantage sur les événements.

Par voie de communiqué, M. Baskey a rappelé que le groupe armé ÉI avait déjà été accusé d'avoir utilisé des armes chimiques, rappelant qu'elles allaient «à l'encontre» des normes internationales.

Plus tôt, jeudi, des représentants des Kurdes ont indiqué que leurs soldats avaient été attaqués la veille près d'Irbil. L'armée allemande, qui entraîne les forces kurdes à cet endroit, a affirmé que quelque 60 militaires avaient éprouvé des problèmes respiratoires après l'assaut — un signe indiquant que des armes chimiques pourraient avoir été utilisées.

Ni les Allemands, ni les Kurdes n'ont précisé quelle substance pourrait avoir été propagée dans l'air.

Si les autorités américaines confirment l'utilisation de ce type d'armes, cela pourrait représenter un point tournant dans le conflit contre le groupe armé État islamique, qui contrôle environ le tiers du territoire de l'Irak et de la Syrie voisine.

L'ambassadrice américaine aux Nations unies Samantha Powers a assuré que les États-Unis étaient en contact avec les Kurdes pour en savoir davantage.

Elle a ajouté que les autorités américaines et leurs partenaires disposaient déjà d'une technologie avancée pour détecter la présence d'armes chimiques — l'ayant déjà utilisée l'année dernière concernant une attaque qui aurait été perpétrée par le gouvernement syrien de Bachar el-Assad.

Une attaque à l'arme chimique avait fait des centaines de morts en banlieue de Damas le 21 août 2013, ce qui avait incité le Conseil de sécurité à réclamer la destruction de l'arsenal chimique syrien et de l'équipement utilisé pour le produire.

Plusieurs informations témoignent néanmoins toujours de l'utilisation continue d'armes chimiques en Syrie, surtout de barils remplis de chlore.

Josh Lederman, The Associated Press