NOUVELLES
13/08/2015 10:58 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Zagreb dit qu'une rançon a été demandée pour l'otage croate en Egypte

La ministre croate des Affaires étrangères, Vesna Pusic, a déclaré jeudi qu'une rançon avait initialement été réclamée pour le ressortissant croate enlevé en juillet en Egypte et qui aurait été décapité mercredi par le groupe Etat islamique.

Elle a également précisé que "deux organisations" étaient impliquées dans l'enlèvement de Tomislav Salopek, qui travaillait pour la société Ardiseis, filiale de la Compagnie Générale de Géophysique (CGG), une firme française spécialisée dans l'exploration des sous-sols.

"L'une s'est présentée comme étant l'Etat islamique, la +Province du Sinaï+, et pour la seconde, on suppose qu'il s'agissait tout simplement de bandits (...) qui ont demandé une rançon. Ils se sont adressés à la compagnie", a déclaré Mme Pusic lors d'une conférence de presse à Rijeka (ouest).

Tomislav Salopek "a été enlevé le 20 juillet. Huit jours après, l'argent a été demandé pour lui. Mais ses ravisseurs n'ont pas fait de signe jusqu'au 5 août, jour de la diffusion de la vidéo", a-t-elle expliqué.

Dans cette vidéo, mise en ligne par les jihadistes de la "Province du Sinaï", la branche égyptienne du groupe extrémiste Etat islamique (EI), l'otage croate apparaît agenouillé aux pieds d'un homme cagoulé et tenant un couteau. Lisant une feuille de papier, il dit qu'il sera exécuté dans 48 heures par ses ravisseurs si le gouvernement égyptien ne libère pas "des femmes musulmanes" emprisonnées.

L'EI a ensuite affirmé mercredi l'avoir tué, en diffusant une photo d'un cadavre décapité, qui n'a pu être authentifiée dans l'immédiat.

La ministre croate a assuré que la rançon n'était plus demandée à la suite de la diffusion de la vidéo le 5 août et que la condition posée par les ravisseurs pour libérer Tomislav Salopek n'était pas une "demande spécifique".

"La situation a entièrement changé. La question d'argent est entièrement disparue, les demandes ont entièrement changé", a dit Mme Pusic.

Les autorités croates affirment que la recherche de l'otage se poursuivait toujours, de concert avec les autorités égyptiennes.

"En ce moment, nous ne pouvons pas confirmer avec la certitude que la personne montrée hier est vraiment Tomislav Salopek (...) Nous travaillons avec la même intensité", a déclaré Mme Pusic.

"Nous le chercherons tant qu'il existe une probabilité qu'il est vivant", a-t-elle dit, en assurant que la photo diffusée par l'EI n'était "pas l'unique information dont on dispose".

str-rus/ial/