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13/08/2015 13:09 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

«The Man from U.N.C.L.E.»: des espions et des femmes fortes

TORONTO — Le film s'appelle «The Man from U.N.C.L.E.» («Des Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E.»), mais le thriller d'espionnage campé dans les années 1960, scénarisé par Guy Ritchie et Lionel Wigram, est aussi une histoire de femmes.

Les vedettes féminines principales, Alicia Vikander et Elizabeth Debicki — au côté de Henry Cavill et Armie Hammer dans la peau des espions —, sont comme des «Bond girls», dans le sens qu'elles sont fortes et énigmatiques.

Mais contrairement aux «Bond girls», leur caractère sexy n'est pas leur principale qualité. Et elles ne sont pas seulement des faire-valoir.

Comme l'explique Elizabeth Debicki: «Il n'y a pas eu de bikinis. Dieu merci.»

«Elles sont très intelligentes, elles sont manipulatrices, mais elles n'utilisent pas leur beauté pour avancer dans le monde», ajoute l'actrice et ancienne danseuse originaire de l'Australie.

«Elles utilisent leur cerveau, et c'est vraiment intéressant à regarder.»

Alicia Vikander ajoute: «C'est une révolution féminine qui est survenue au cours des années 1960, et je suis très contente que Guy et Lionel aient décidé d'inclure ces personnages féminins très forts.»

«The Man from U.N.C.L.E.», qui prendra l'affiche vendredi, s'inspire d'une populaire télésérie des années 1960.

Henry Cavill tient le rôle de l'agent de la CIA Napoleon Solo, tandis qu'Armie Hammer est l'agent du KGB Illya Kuryakin. Ex-ennemis, ils doivent maintenant collaborer pour empêcher une organisation criminelle de développer des armes nucléaires.

Leur contact principal est Gaby Teller (Alicia Vikander), une mécanicienne est-allemande dont le père et l'oncle ont des liens avec l'organisation criminelle en question.

Elizabeth Debicki est Victoria, la riche patronne d'un empire spécialisé dans l'expédition, que les espions tentent d'infiltrer.

«Chapeau à Guy et Lionel d'avoir inclus ces deux femmes dans un genre où de tels personnages n'existent pas souvent sous cette forme», a applaudi Elizabeth Debicki, notant que sa collègue et elle n'avaient pas réalisé que leur personnage avait autant d'impact avant de commencer à donner des entrevues au sujet du film à Londres et de recevoir les félicitations des journalistes.

«C'était une sorte de révélation pour nous, parce que je crois que nous avons lu le scénario et que nous avons pensé : "Oh, ce sont de beaux rôles, et oui, allons travailler avec Guy Ritchie et ces deux merveilleux acteurs", mais je ne crois pas que nous ayons cru que c'était une anomalie», raconte l'actrice.

«Mais d'une certaine façon, ce l'est, et je crois que c'est merveilleux que ça fonctionne, que les gens veulent le voir et commentent à ce sujet, parce que nous avons besoin de plus (de ces types de personnages féminins) dans notre industrie.»

Victoria Ahearn, La Presse Canadienne