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13/08/2015 05:16 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Procès Duffy : place au contre-interrogatoire de Nigel Wright

Le procès de Mike Duffy reprend ce matin avec le contre-interrogatoire attendu de Nigel Wright, l'ex-chef de cabinet de Stephen Harper qui a versé 90 000 $ au sénateur afin qu'il rembourse les indemnités de résidence au cœur de la controverse.

L'exercice s'annonce plus difficile pour M. Wright. L'avocat de Mike Duffy, Donald Bayne, est réputé méticuleux et coriace, et tous s'attendent à ce qu'il pose des questions plus embarrassantes et qu'il se fasse plus insistant que l'avocat de la Couronne, Jason Neubauer.

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Me Bayne tente de démontrer depuis le début du procès, ce printemps, que Mike Duffy n'a pas contrevenu aux règles en vigueur, et qu'il est victime d'une machination élaborée au bureau du premier ministre Harper pour lui faire porter l'odieux de la situation.

Mercredi, Nigel Wright a notamment été interrogé sur un courriel qu'il a envoyé le 22 février 2013 à un avocat de M. Harper, Benjamin Perrin, et dans lequel il écrivait : « Nous avons le feu vert du côté du PM » (« We are good to go from the PM »).

M. Wright a expliqué que cette phrase faisait référence au plan de communication qu'il préconisait à l'époque. Il a assuré que le premier ministre Harper n'était pas au courant qu'il avait lui-même versé la somme de 90 000 $ à M. Duffy.

Cette version ne contredit pas celle livrée par M. Harper depuis le début de la campagne électorale. Les chefs néo-démocrate et libéral, Thomas Mulcair et Justin Trudeau, n'en ont pas moins saisi l'occasion d'attaquer l'intégrité du premier ministre.

Mike Duffy, qui a été nommée au Sénat par Stephen Harper en 2008, fait face à 31 chefs d'accusation de fraude, de corruption et d'abus de confiance. Il a quitté le caucus conservateur en mai 2013 et a été suspendu sans solde du Sénat six mois plus tard.

Cette suspension ne s'appliquait cependant que pour la durée de la session parlementaire. Elle n'est donc plus en vigueur depuis le déclenchement des élections. M. Duffy reçoit donc à nouveau son salaire depuis le début du mois.