POLITIQUE
13/08/2015 01:55 EDT | Actualisé 13/08/2016 05:12 EDT

Procès de Mike Duffy: Nigel Wright dit que la Bible a guidé ses actions (VIDÉO)

Nigel Wright, l'ancien chef de cabinet de Stephen Harper, a déclaré qu'il tentait de faire «une bonne action» lorsqu'il a fait part en privé, au directeur de la gestion des enjeux du premier ministre, de sa décision de donner 90 000$ à Mike Duffy.

M. Wright, un homme profondément religieux, a dit jeudi à la cour au procès du sénateur Duffy qu'il suivait les conseils d'un passage de la Bible qui suggère la «droiture morale», mais qui avise de ne pas le faire devant les autres pour s'autoglorifier.

«C'est en quelque sorte Matthieu 6, non?», a-t-il dit à la cour, citant les Saintes Écritures. «Vous devez faire ce genre de choses discrètement et »vous assurer que votre main gauche ne sache pas ce que votre main droite fait.»

Il s'agit de la deuxième journée du témoignage de l'ancien chef de cabinet du premier ministre, qui a pris l'avion de Londres pour venir raconter sa version des faits au procès qui se déroule à Ottawa.

M. Wright a déclaré qu'il avait décidé de donner l'argent à M. Duffy «un jour ou deux» après que le sénateur conservateur Irving Gerstein eut indiqué que le plan original - qui prévoyait que le parti rembourse les dépenses discutables du sénateur, alors que tous croyaient que le total était de 32 000$ - ne tenait plus maintenant que la facture avait presque triplé.

«J'en suis venu à cette décision, je crois, un jour ou deux après que j'aie compris que le fonds conservateur ne paierait pas», a raconté M. Wright.

Il a précisé qu'il se devait de dire à Chris Woodcock, directeur de la gestion des enjeux au bureau du premier ministre, d'où l'argent venait réellement.

«Comme directeur des enjeux, Chris était responsable d'une équipe qui participerait à la préparation des réponses aux questions et aux demandes d'information que nous pourrions recevoir, principalement des médias», a-t-il dit.

«Je pensais que Chris avait besoin de savoir cette information juste au cas où il pourrait approuver une réponse sur quelque chose qui pourrait être faux parce qu'il ne savait pas que c'était un fait.»