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13/08/2015 16:54 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Marché du logement: risque élevé à Toronto mais modéré à Montréal, selon la SCHL

TORONTO — Un nouveau rapport de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) indique que Toronto, Regina et Winnipeg présentent un risque élevé de correction du marché du logement en raison de plusieurs facteurs, dont la surévaluation des prix, alors que ce risque demeure modéré à Montréal et à Québec.

Selon le rapport publié jeudi, le risque élevé de correction à Toronto s'explique par l'augmentation rapide des prix et leur surévaluation. En avril, la SCHL avait estimé que le risque de correction dans la métropole canadienne était modéré.

Pour Winnipeg, la SCHL a précisé que le risque élevé découlait de la surévaluation des prix et de la construction excessive. Quant à Regina, la forte hausse des prix et leur surévaluation, de même que la construction excessive, particulièrement d'appartements en copropriété, sont en cause.

À Montréal et à Québec, le risque modéré est lié à un possible problème de surévaluation des prix. Montréal pourrait aussi être à risque en ce qui concerne la construction excessive.

La SCHL a également affirmé que le risque de correction du marché à Vancouver, où les prix des logements figurent parmi les plus élevés au pays, est faible puisque aucun des facteurs de risque utilisés par l'organisation pour évaluer la santé des marchés immobiliers n'y a été détecté.

«À l'échelle nationale, la SCHL continue de déceler un risque modéré de surévaluation», a déclaré Bob Dugan, économiste en chef de l'organisation, dans un communiqué. «Toutefois, notre évaluation globale du risque des conditions de marché problématiques varie d'un centre à l'autre en raison des différences régionales sur les marchés de l'habitation.»

L'analyse et l'évaluation des prix des logements menées par la SCHL visent à déceler les risques potentiels pour le marché immobilier canadien par l'étude de facteurs économiques, financiers et démographiques. L'organisation se base sur quatre facteurs, soit la surchauffe de la demande, l'accélération de la croissance des prix, la surévaluation des prix et la construction excessive.

La Presse Canadienne