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13/08/2015 11:20 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

L'ONU "appelle au calme" après des rumeurs d'un cas d'Ebola en Tanzanie

Les Nations unies en Tanzanie ont appelé jeudi "à la patience et au calme", jugeant "très invraisemblable" qu'un réfugié burundais décédé lundi dans le nord-ouest tanzanien ait succombé au virus Ebola.

Des rumeurs faisant état d'un cas d'Ebola ont commencé à circuler dans des médias locaux après la mort d'un réfugié burundais lundi à l'hôpital de Maweni, dans la ville de Kigoma (grande ville du nord-ouest), semant la panique dans les camps de réfugiés en Tanzanie et parmi les humanitaires qui les assistent.

Dans un communiqué conjoint, les représentations du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) "appellent au calme suite à des informations faisant état de la mort d'un réfugié burundais, suspecté d'avoir été contaminé par le virus Ebola, dans la région de Kigoma".

"Le (dimanche) 9 août, le réfugié a été envoyé à l'hôpital régional de Kigoma, saignant des gencives, des yeux et des oreilles. Il était fatigué et son corps présentait du prurit. Il n'avait cependant pas de fièvre", explique ce communiqué transmis à l'AFP.

"Il est très invraisemblable qu'il ait contracté le virus Ebola, puisqu'un examen du cas par l'OMS montre qu'il ne répond pas aux critères standards de la maladie", poursuivent les deux agences onusiennes, appelant cependant à la vigilance.

Les mêmes assurances ont été données par le gouvernement tanzanien dans un communiqué publié mercredi.

"Le ministère de la Santé et des affaires sociales souhaite rassurer les citoyens: jusqu'à présent, il n'y a aucune preuve attestant que ce malade est mort de la maladie d'Ebola", avait affirmé le gouvernement dans ce communiqué en swahili.

Toujours selon le gouvernement tanzanien, un échantillon prélevé sur le malade a été examiné au laboratoire médical national à Dar es Salaam et le test s'était révélé négatif.

Selon l'UNHC et l'OMS, le réfugié burundais était sous traitement à l'hôpital lorsqu'il est mort lundi, et sa dépouille a été enterrée sous l'étroite supervision du personnel de l'OMS.

Le texte souligne qu'il n'existe aucune preuve que la personne décédée ait voyagé en dehors de la région de Kigoma au cours des trois dernières années ou qu'elle ait reçu la visite d'une personne en provenance de l'un des pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie.

Mais deux jours après la mort du réfugié, sa propre fille avait commencé à saigner du nez, contribuant à alimenter la panique dans la région. Selon le communiqué, cette fille de 14 ans avait déjà souffert de ce genre de symptômes par le passé.

"La fille se trouve actuellement dans un état stable, sans saignement", indique le texte.

"Le HCR est conscient que cette situation a causé une grande inquiétude parmi les réfugiés, la communauté des donateurs et le public tanzanien dans son ensemble", reconnaît la représentante de l'organisation en Tanzanie, Joyce Mends-Cole, exhortant les médias à cesser d'être alarmistes.

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