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13/08/2015 15:15 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

L'Equateur déplore l'"inaction" suédoise et britannique dans le cas Assange

L'Equateur a déploré jeudi l'"inaction" de la Grande-Bretagne et de la Suède vis-à-vis de la situation judiciaire de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, libéré jeudi d'une des accusations d'agression sexuelle portées contre lui en Suède, mais toujours visé par une plainte pour viol.

Quito regrette "l'inaction continue des autorités britanniques et suédoises pendant les près de 1.000 jours d'asile (accordé à Assange) à l'ambassade (à Londres), au cours desquels elles ont été sourdes à toutes les propositions et appels au dialogue du ministère équatorien des Affaires étrangères", écrit ce ministère dans un communiqué.

Le ministère "constate avec satisfaction" la prescription de certains faits reprochés à l'Australien de 44 ans, réfugié depuis plus de trois ans à l'ambassade d'Équateur à Londres pour échapper à un mandat d'arrêt européen émis par la Suède.

Mais il "aurait préféré que ces poursuites pour des faits aujourd'hui frappés de prescription soient clarifiées depuis longtemps devant la justice", l'Equateur ayant en "31 occasions" manifesté "sa disposition à faciliter le processus juridique entamé en Suède".

Jeudi, le gouvernement britannique avait, quant à lui, vivement critiqué la persistance des autorités équatoriennes à "entraver l'audition" de Julian Assange.

Quito n'a pas fait allusion à ces accusations dans son communiqué, se contentant d'annoncer qu'il participerait aux "prochaines conversations avec les autorités suédoises avec l'engagement à respecter et à faire respecter les droits de l'homme, y compris le statut d'asile politique".

Julian Assange, figure adulée dans les milieux libertaires mais dont la réputation a été ternie par cette affaire et qui vit cloîtré, craint s'il va en Suède d'être ensuite extradé vers les États-Unis.

Il pourrait se voir reprocher la publication par Wikileaks en 2010 de 500.000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250.000 communications diplomatiques.

Son quotidien au milieu des diplomates équatoriens pourrait rester le même pendant encore cinq ans.

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