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13/08/2015 15:12 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Kyrgios veut mettre l'affaire Wawrinka derrière lui

Nick Kyrgios, probablement le joueur le plus coloré du circuit masculin depuis Andre Agassi à l'époque où « l'image représentait tout »!

Un texte de Manon Gilbert

Sauf que si l'Américain impressionnait ses adversaires par ses tenues et son jeu flamboyants, il n'a jamais joué le jeu de l'intimidation verbale comme a osé le faire l'Australien de 20 ans mercredi lors de son duel de deuxième contre Stan Wawrinka à la Coupe Rogers.

« (Thanasi) Kokkinakis a couché avec ta blonde. Désolé de te dire ça », a lancé Kyrgios au terme d'un échange intense avec le Suisse qui jouit d'une excellente réputation sur le circuit.

L'Australien faisait ainsi référence à la jeune joueuse croate de 19 ans, Donna Vekic (127e mondiale), la nouvelle copine du champion des Internationaux de France, récemment séparé de la mère de sa fille.

Jamais, il ne s'attendait à ce que ses propos enflamment la planète tennistique. Mais le joueur de Canberra a quand même reconnu avoir très bien dormi.

« C'est réglé maintenant. J'ai présenté mes excuses tant publiques que privées. J'ai écopé d'une amende. Tout en quelque sort derrière nous maintenant. Je croyais qu'on pouvait aller de l'avant », a insisté Kyrgios.

Jeudi, après avoir écopé d'une amende de 10 000 $ par l'ATP, la plus sévère, Kyrgios s'est fait copieusement hué par les spectateurs de la Coupe Rogers, qui se sont rangés derrière l'Américain John Isner, en plus de recevoir les remontrances de bon nombre de joueurs.

« Il a reçu une amende. Il la mérite. Il apprendra la leçon à ses dépens, a soutenu le numéro un mondial Novak Djokovic après sa victoire contre Jack Sock. J'espère qu'il ne recommencera plus. Je comprends bien que les joueurs puissent se mettre en colère, qu'ils vivent des émotions fortes et qu'ils aient des hauts et des bas pendant un match. C'est un grand combat. Mais il n'y a pas d'excuses quand on dirige sa colère contre l'adversaire, encore plus contre quelqu'un qui n'est même pas là. »

Deux fois plutôt qu'une...

Si Djokovic peut comprendre les sautes d'humeur de Kyrgios, Feliciano Lopez, lui, ne s'explique pas la clémence de l'amende.

« Les sanctions financières sont inacceptables. Elles sont inutiles cette fois. Il aurait fallu une sanction exemplaire », a écrit sur Twitter l'Espagnol qui a été sorti au premier tour par son compatriote Tommy Robredo.

« Ce sont des insultes assez graves. Je n'ai jamais entendu quelque chose d'aussi grave que ça », a reconnu l'ex-joueur québécois Frédéric Niemeyer.

Le principal intéressé, lui, a reconnu sa faute sur sa page Facebook en début de journée. Mais devant les journalistes, après sa défaite en deux manches de 5-7 et 3-6, il n'a pas voulu s'étendre sur le sujet, se contentant de « yeah yeah » la plupart du temps en guise de réponse.

Pressé de questions, Kyrgios a finalement expliqué comment il avait présenté ses excuses au Suisse.

« Manifestement, il m'a vu dans le corridor hier soir. Il s'est avancé vers moi, comme on s'y serait attendu. Je n'étais guère surpris. Je lui ai dit que j'étais désolé. Évidemment, il était furieux. J'ai dû gérer la situation. Espérons que nous pourrons mettre cette histoire derrière nous. »

Sauf que quelques minutes plus tard, une nouvelle vidéo circulait sur Twitter où, durant le même match, mais en première manche, on entend Kyrgios dire :

« Il baise une fille de 18 ans... »

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