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13/08/2015 06:21 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Grèce: la France et l'Allemagne veulent des détails sur les privatisations (Berlin)

La France et l'Allemagne souhaitent davantage de précisions sur le programme de privatisations de la Grèce avant de se prononcer sur l'accord qu'auraient trouvé Athènes et ses créanciers sur un troisième plan d'aide, a indiqué jeudi un secrétaire d'Etat allemand aux Finances.

"Le document jusqu'ici présenté (après l'accord intervenu au niveau technique entre le gouvernement d'Alexis Tsipras et les créanciers de la Grèce, ndlr) reprend ce qui a déjà été décidé lors du sommet (européen) du 12 juillet", a expliqué Jens Spahn à la radio Deutschlandfunk.

"Sur certaines parties, il est nécessaire d'avoir d'autres détails. Il faut en discuter. Il y a là en outre une proposition commune de la France et de l'Allemagne", a-t-il ajouté.

"Cela vous montre que nous ne sommes pas le seul pays à avoir encore des questions", a insisté M. Spahn.

Il n'a pas précisé quelles étaient les questions concrètes que voulaient poser Paris et Berlin lors de la réunion de l'Eurogroupe prévue vendredi, qui doit se prononcer sur l'ensemble de l'accord intervenu au niveau niveau technique entre Athènes et les institutions créancières (Commission européenne, Banque centrale européenne, Mécanisme européen de stabilité et Fonds monétaire international).

L'accord conclu aux forceps le 12 juillet entre les partenaires européens prévoit notamment que la Grèce engage de nouvelles privatisations bien qu'un premier programme engagé depuis 2011 se soit avéré un échec et ait rapporté beaucoup moins qu'escompté.

Selon la feuille de route adoptée mardi, les ventes d'actifs, notamment de ports ou des chemins de fer, doivent permettre d'engranger 6,4 milliards d'euros de revenus d'ici 2017.

Jens Spahn, considéré comme une figure montante au sein du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), a néanmoins souligné les vastes efforts réalisés par Athènes pour parvenir à une entente avec ses partenaires. "Sur le fond il faut reconnaître --et nous le faisons tous au sein du gouvernement et au sein de l'ensemble de la zone euro-- que le gouvernement grec a beaucoup bougé", a-t-il commenté.

"Après ce que nous avons entendu, c'était très constructif et il y avait une grande volonté de réformes", s'est félicité le secrétaire d'Etat.

Un porte-parole du ministère des Finances avait déjà assuré mercredi que Berlin allait soulever des "questions" sur l'accord à l'Eurogroupe.

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