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13/08/2015 12:01 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Bahreïn: 5 personnes "liées à l'Iran" arrêtées pour un attentat

Les autorités bahreïnies ont arrêté cinq suspects "liés à l'Iran" pour un attentat ayant tué deux policiers le mois dernier, a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur.

"Cinq individus soupçonnés d'avoir orchestré un attentat meurtrier à Bahreïn ont été arrêtés", a indiqué le ministère dans un communiqué reproduit par l'agence officielle BNA.

Le groupe "avait des liens avec les Gardiens de la révolution iranienne, ainsi que le Hezbollah" chiite libanais, a affirmé le chef de la police, le général Tarek al-Hassan, ajoutant qu'il était également impliqué dans d'autres "incidents terroristes à Bahreïn ces dernières années".

L'attentat pour lequel les cinq personnes ont été arrêtées avait tué deux policiers et blessé six autres le 28 juillet à Sitra, village proche de la capitale Manama et théâtre d'affrontements récurrents entre manifestants chiites et policiers.

Bahreïn connaît depuis des mois des attaques dirigées contre les forces de l'ordre.

L'attentat de Sitra est survenu alors que la tension est vive avec l'Iran, accusé par Manama de soutenir des opposants issus de la majorité chiite qui réclament depuis 2011 des réformes politiques à la dynastie sunnite dirigeant Bahreïn.

Les autorités de Bahreïn avaient annoncé trois jours avant l'attentat de Sitra l'arrestation de deux Bahreïnis, soupçonnés d'avoir tenté d'introduire dans le pays des explosifs et des armes en provenance d'Iran.

Le chef de la police a affirmé jeudi que les explosifs utilisés dans l'attentat de Sitra étaient semblables à ceux saisis lors de cette tentative avortée.

Parmi les suspects arrêtés figure notamment Mohammed al-Touq (24 ans), qui aurait posé la bombe ayant tué les deux policiers.

On "sait qu'il a passé du temps en Iran après sa participation à une attaque terroriste meurtrière qui avait tué un policier en 2013", a affirmé le ministère. M. Touq "est également accusé d'avoir suivi un entraînement dans un camp du Hezbollah".

"Il s'agit là d'un nouvel exemple troublant des tentatives iraniennes de porter atteinte à la sécurité de Bahreïn et de le déstabiliser", estime M. Hassan.

Le ministère de l'Intérieur a affirmé en outre dans son communiqué jeudi que les autorités avaient identifié cinq autres personnes ayant "reçu financements et entraînements" des mains des Gardiens de la révolution iranienne et de la branche irakienne du Hezbollah.

Il ajoute que les autorités avaient également mis en échec d'autres tentatives d'attentats à Bahreïn qui devaient être commis par "des terroristes soutenus par l'Iran".

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