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13/08/2015 10:12 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Assange: protestation diplomatique de Londres auprès de l'Equateur

Le Royaume-Uni a décidé de formuler une protestation diplomatique jeudi auprès de l'Équateur qui accueille depuis trois ans Julian Assange dans son ambassade à Londres, considérant que Quito empêche "la justice de suivre son cours".

L'ambassadeur britannique à Quito a été chargé de faire "cette protestation formelle aujourd'hui au gouvernement équatorien", a annoncé le Foreign Office, alors que le fondateur de WikiLeaks a vu tomber jeudi la prescription pour une agression sexuelle présumée que lui reproche une plaignante suédoise.

"J'ai donné instruction à notre ambassadeur à Quito de répéter à l'Equateur que nous considérons sa persistance à entraver l'audition (d'Assange) par le procureur suédois et à ne pas mettre fin à cette situation est considérée comme une tache grandissante sur la réputation du pays. Je vais aussi le répéter à l'ambassadeur équatorien à Londres", a déclaré le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Hugo Swire, cité dans le communiqué.

"L'Equateur doit reconnaître que sa décision d'accueillir M. Assange depuis plus de trois ans a empêché la justice de suivre son cours. Le résultat est que certaines des accusations graves d'agression sexuelle portées contre lui sont désormais prescrites", a ajouté M. Swire, estimant par ailleurs qu'"il est totalement inacceptable que les contribuables britanniques doivent payer l'addition de cet abus des relations diplomatiques".

Assange, fondateur de WikiLeaks, a été libéré jeudi pas la Suède des accusations d'agression sexuelle portées contre lui en Suède dénoncés par une Suédoise alors âgée d'une trentaine d'années.

Cependant l'Australien n'en a pas fini avec la justice suédoise: la prescription de faits de viol dénoncés par une autre plaignante suédoise n'interviendra qu'en août 2020.

Il avait quitté la Suède pour la Grande-Bretagne en septembre 2010 et est visé par un mandat d'arrêt européen depuis novembre de la même année. Après avoir perdu tous ses recours contre de ce mandat d'arrêt, il s'était réfugié dans l'ambassade d'Équateur à Londres en juin 2012, où il est reste cloîtré depuis.

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