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13/08/2015 05:03 EDT | Actualisé 13/08/2016 01:12 EDT

Allemagne - Bayern Munich: Guardiola sous pression

Pep Guardiola est sous pression à l'entame de sa troisième saison aux commandes du Bayern Munich, la dernière du contrat initial, durant laquelle la Bavière souhaite prolonger son règne national et surtout revivre le triomphe européen.

. Stop ou encore ?

Les derniers jours et semaines n'ont pas été de tout repos pour le Catalan âgé de 44 ans, harcelé de questions ou plutôt d'une question: va-t-il prolonger au-delà de juin 2016 ou partir vers d'autres cieux comme la Premier League ?

De quoi irriter Guardiola, pas habitué à un tel feu roulant lors de sa période glorieuse à Barcelone où il avait reconduit son contrat d'un an sur l'autre. Particulièrement lorsque des anciens Bavarois tels Matthäus, Kahn, Ballack et autres s'épanchent sur le sujet.

"Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas parler de football", a répondu sèchement Guardiola aux médias allemands après la victoire sur le Real Madrid (1-0), en finale de l'Audi Cup début août, le dernier tournoi de préparation.

A la direction du club, on évoque une décision à l'automne en souhaitant poursuivre la collaboration avec l'Espagnol, qui reste "le chef d'orchestre", comme l'a encore souligné Matthias Sammer.

Mais le directeur sportif a aussi souligné que le Rekordmeister "ne mourrait pas sans Guardiola", rejoignant son patron Karl-Heinz Rummenigge qui avait glissé en juillet: "S'il prolonge c'est super, sinon ce ne serait pas la fin du monde..."

. Un quatrième titre historique ?

Guardiola préfère parler de jeu, se concentrer sur la construction d'une équipe et de tactiques capables de répondre aux ambitions du géant bavarois: quête d'un quatrième titre de rang historique en Bundesliga, reconquête de la Coupe nationale et cibler une sixième étoile en Ligue des champions.

Il a convaincu la direction de lâcher quelques dizaines de millions d'euros pour attirer le Chilien Arturo Vidal de la Juventus et le Brésilien Douglas Costa du Shakhtar Donetsk.

Le premier doit notamment apporter sa +grinta+ en milieu de terrain après le départ de l'icône Bastian Schweinsteiger (Manchester United) et le second son jeu virevoltant et sa jeunesse sur les ailes pour pallier la fragilité de trentenaires tels Franck Ribéry (blessé) et Arjen Robben.

Tous deux ont été immédiatement intégrés dans le onze, parfois au dépens de champions du monde Thomas Müller et Mario Götze, ce dernier révélant une certaine froideur dans ses relations avec le coach.

N'en déplaise à la presse allemande. "Je ne peux pas passer mon temps à expliquer mes choix", a rétorqué un Guardiola tendu à l'Audi Cup.

. Thiago attendu

Si la campagne a commencé par un échec à Wolfsburg (aux t.a.b.) en Supercoupe, seul trophée allemand échappant au Catalan, la victoire sur un Real même diminué (sans Ronaldo ni Benzema) l'a soulagé.

Tout comme la qualification en Coupe, même sans éclat dimanche face aux amateurs de Nöttingen (3-1). "Mes joueurs voulaient bien faire mais ce n'est pas facile par 36 degrés. On a besoin de notre énergie pour l'ouverture du championnat contre Hambourg", a commenté le technicien.

Robben est de retour en attaque, ou Robert Lewandowski a fait mouche contre le Real et en Coupe, tout comme David Alaba, Mehdi Benatia et Dante dans une défense dirigée plus que jamais par Jerome Boateng.

L'Espagnol pourrait relancer Thiago Alcantara, avec le capitaine Philipp Lahm, dès vendredi contre Hambourg à l'Allianz Arena. En attendant les guérisons de Javi Martinez et Ribéry, en vue des joutes européennes dont les résultats pourraient avoir de l'influence sur l'avenir de Guardiola...

sg/mam