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12/08/2015 08:14 EDT | Actualisé 12/08/2015 08:15 EDT

Les Canadiens très favorables aux voitures à l'hydrogène selon Hyundai

courtoisie

Selon une récente étude menée par le constructeur coréen Hyundai et la firme Ipsos, 64 % des Canadiens songent à se procurer une voiture électrique à piles à combustible à hydrogène tandis que 77 % des répondants croient que l’avenir de l’industrie automobile passera par l’hydrogène.

Il n’est aucunement surprenant que Hyundai ait commandé une étude sur l’impression des Canadiens envers l’hydrogène, le constructeur ayant été le premier à offrir une voiture électrique s’en servant comme carburant aux consommateurs d’ici.

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En effet, les premières livraisons du Hyundai Tucson FCEV ont eu lieu au début de l’année à des consommateurs de la région de Vancouver, et seulement Vancouver, puisqu’il s’agit du seul endroit où le public peut avoir accès à une station de remplissage d’hydrogène à l’heure actuelle.

Loué pour une période de trois ans au coût de 599 $ par mois, le Tucson FCEV est propulsé par un moteur électrique de 134 chevaux et 221 lb-pi de couple. L’hydrogène se trouvant à l’intérieur de l’un des deux réservoirs du Tucson FCEV est converti en électricité afin d’alimenter une batterie qui par la suite alimente la motorisation électrique du véhicule.

Il s’agit donc essentiellement d’un véhicule électrique, mais l’énergie nécessaire à son fonctionnement est générée à même le véhicule. Il n’est donc pas nécessaire de le brancher. Toujours selon l’étude Ipsos, les Canadiens seraient réticents à adopter les véhicules électriques alors que 71 % des répondants ont indiqué qu’il n’était pas commode de devoir toujours recharger le véhicule tandis que 67 % affirment trouver la conduite d’un VE trop compliquée.

Il n’y a aucun doute que les piles à combustible à hydrogène présentent des avantages indéniables. Il est possible de parcourir 425 kilomètres avec un seul plein, et il faut compter environ 10 minutes pour remplir les deux réservoirs pouvant contenir 140 litres.

Pour Hyundai, cette étude est encourageante. Il semblerait que le marché canadien soit prêt à accepter une autre technologie destinée à réduire les émissions polluantes occasionnées par les voitures tout en éliminant notre dépendance à l’essence. Cela dit, que l’électricité qui propulse notre moteur soit générée par l’hydrogène ou autre, la problématique de comment accéder à la source d’énergie demeure.

Pour les voitures électriques, le temps de recharge est probablement l’élément le plus important qui retient certains acheteurs souhaitant faire le saut. Du côté de l’hydrogène, le fait qu’il n’y ait qu’une seule station pour remplir le véhicule ralentira passablement la progression de cette technologie. Si d’autres stations voient le jour, au minimum en Ontario et au Québec, peut-être que nous verrons plusieurs voitures alimentées à l’hydrogène sur nos routes.

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