POLITIQUE
11/08/2015 02:58 EDT | Actualisé 11/08/2016 05:12 EDT

Harper fuit au pôle Nord pour s'éloigner du procès Duffy, raille Mulcair

CP

À la veille du très attendu témoignage de l'ex-chef de cabinet du premier ministre Nigel Wright, Stephen Harper s'est attiré les railleries de ses rivaux qui l'accusent de se défiler en fuyant au pôle Nord.

Avec la reprise en pleine campagne électorale du procès de l'ex-sénateur Mike Duffy mercredi, les questions au chef conservateur sur ce dossier embarrassant risquent de se multiplier. Comme l'avion de campagne de M. Harper s'apprête à se poser aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut à la fin de la semaine, Thomas Mulcair soutient que M. Harper tente «d'aller se cacher au pôle Nord».

Selon le chef néo-démocrate, M. Harper a dit une chose et son contraire dans l'affaire Duffy, et il croit que la réalité va bientôt le rattraper.

Le leader du Parti libéral, Justin Trudeau, a tapé sur le même clou en soutenant que les Canadiens allaient découvrir avec cette reprise du procès que les conservateurs agissent dans l'intérêt de leur parti plutôt que celui de la population. Il a profité d'une visite à son bureau de campagne de Papineau, à Montréal, pour annoncer des «mesures de transparence» et rappeler son intention de réformer le Sénat.

Le chef conservateur, lui, n'a pas paru ébranlé à l'approche de la reprise de ce procès très médiatisé. En campagne à Markham en Ontario, il a répété qu'il avait d'abord cru que c'était M. Duffy qui avait remboursé ses 90 000 $ de dépenses inappropriées - pas M. Wright.

«Quand j'ai appris que ce n'était pas le cas, j'ai pris des actions nécessaires et des gens sont en train d'être tenus responsables pour leurs actions», a-t-il affirmé.

Lutte contre la drogue

Après avoir beaucoup évoqué la sécurité au cours des derniers jours, M. Harper a abordé un autre de ses sujets de prédilection mardi en annonçant diverses mesures contre la drogue. Il a promis de hausser le financement des activités de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) contre les laboratoires clandestins de production de stupéfiants et de mettre sur pied une ligne téléphonique d'aide aux proches des toxicomanes. Il entend également exiger de la Commission de la santé mentale du Canada qu'elle se penche davantage sur les liens entre la toxicomanie et la santé mentale.

Le chef conservateur a ainsi voulu tracer une ligne claire entre lui et ses adversaires, qui prônent une approche plus souple à l'égard de la marijuana, M. Trudeau allant jusqu'à faire l'apologie d'une légalisation. M. Harper croit que la majorité des gens aux pays rejettent cette idée.

«Nous pensons que c'est la mauvaise direction pour la société et je ne pense pas que c'est la façon dont la plupart des Canadiens veulent s'attaquer au problème», a-t-il soutenu.

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