BIEN-ÊTRE
11/08/2015 11:42 EDT | Actualisé 11/08/2015 11:47 EDT

Le mannequin Catherine Dea se confie sur le métier de modèle à l'ère des réseaux sociaux

À l’ère des Gigi Hadid et des Kendall Jenner de ce monde, être connectée est devenue partie prenante du métier de mannequin. Le modèle québécois Catherine Dea est témoin de la demande grandissante des employeurs pour une présence web accrue.

Celle qui a travaillé pour Aldo, Jacob, Denis Gagnon et Joe Fresh, pour ne nommer que ceux-là, soutient que certaines compagnies ne sont pas encore au fait du travail que demande une alimentation fréquente de ses réseaux sociaux. « Il y a eu un appel général au sujet d’un emploi et on nous demandait de partager quelque chose sur les réseaux sociaux, sans garantie d’avoir l’emploi », explique le mannequin qui travaille avec l'agence Folio depuis ses débuts.

Dea a fait une sortie sur sa page Facebook pour dénoncer la pratique. « Ce n’est pas quelque chose de gratuit », s’insurge celle qui affirme ne pas être seule à partager ce point de vue.

Si elle déplore l’incident, elle souligne toutefois qu’ici, l’industrie de la mode est loin d’accorder une importance capitale à la popularité web de ses mannequins. « À Montréal, on n’est pas rendus là. Il n’y a pas une aussi grande importance des réseaux sociaux, croit Dea. On n’est pas rendus aux Kendall et aux Cara de ce monde. »

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A photo posted by Catherine Dea (@dcathee) on

Un travail rémunéré

Catherine Dea reste très ouverte à promouvoir des compagnies pour lesquelles elle travaille sur ses réseaux sociaux. « Si je suis payée pour, ça ne me dérange pas, si c’est une compagnie que j’aime », soutient-elle.

Selon celle qui est dans l’industrie depuis cinq ans maintenant, les compagnies apprécient que les mannequins partagent leur contenu, particulièrement si ceux ou celles qui les partagent sont accessibles. « Je vais continuer à poster un souper avec des amis, moi je suis comme tout le monde et pour quelqu’un qui t’engage, c’est important de prendre des filles aimées du public, accessibles », estime-t-elle.

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Si le Québec traîne de la patte par rapport aux États-Unis, l’industrie de la mode met tout de même des efforts pour ne pas manquer la vague. « On ne va plus dans les rues pour trouver les mannequins, affirme le mannequin. On va sur Facebook, sur Instagram. Certaines agences ont même Snapchat. Ça arrive vraiment fort! »

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