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10/08/2015 18:39 EDT | Actualisé 10/08/2016 01:12 EDT

USA: l'état d'urgence décrété à Ferguson après la fusillade

L'état d'urgence a été décrété lundi à Ferguson (centre des Etats-Unis) après qu'un adolescent, inculpé pour avoir tiré sur des policiers, a été grièvement blessé la veille à l'issue d'une manifestation marquant le premier anniversaire de la mort de Michael Brown.

Annonçant l'état d'urgence, un responsable du comté de Saint Louis, dont dépend Ferguson, a expliqué que la police locale avait pris la responsabilité de la "gestion des urgences policières" dans la ville du Missouri qui rendait hommage la veille à Michael Brown, jeune Noir tué il y a un an par un policier blanc.

Le comté a pris cette décision "à la lumière des violences de la nuit dernière, des troubles dans la ville de Ferguson et du danger potentiel pour les personnes comme les biens", selon ce responsable, Steve Stenger, cité dans un communiqué.

Un jeune homme de 18 ans a été inculpé en lien avec la fusillade, qui a éclaté à l'issue du rassemblement dans le calme de quelque 300 personnes.

Tyrone Harris est inculpé pour coups et blessures sur un agent de police, agression à main armée et fusillade sur ou depuis un véhicule motorisé, a précisé de son côté la police du comté dans un communiqué.

Grièvement blessé par le feu nourri de trois policiers qui ont répliqué à ces tirs, il se trouvait toujours à l'hôpital lundi, où il avait été conduit dans un état "critique".

Au moins deux commerces de Ferguson ont été pillés durant les violences de dimanche. La propriétaire d'un salon de coiffure, Dellena Jones, constatait les dégâts dans sa boutique.

"C'est vraiment malheureux qu'une belle journée se soit terminée de la sorte", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Dans le centre-ville de Saint Louis, proche de Ferguson, une nouvelle manifestation s'est déroulée à la mi-journée lundi. Plus d'une cinquantaine de ses participants ont été arrêtés après avoir escaladé une barricade entourant un tribunal fédéral, ont rapporté des médias locaux.

La ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch est revenue sur les violences de dimanche depuis Pittsburgh (est des Etats-Unis) où elle s'adressait aux membres d'un syndicat de policiers.

"La violence non seulement obscurcit n'importe quel message véhiculé par une manifestation pacifique, mais met également en danger une communauté et les forces chargées de la protéger", a regretté Mme Lynch.

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