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10/08/2015 17:28 EDT | Actualisé 10/08/2016 01:12 EDT

Un accord se dessine pour un deuxième débat des chefs en français

OTTAWA — Il y aura un deuxième débat des chefs en français, a annoncé sur Twitter la Société Radio-Canada, qui fait partie d'un «nouveau consortium» à l'origine de ce débat. Voilà une nouvelle qui pourrait enfin clore le débat sur les débats, même si la chose reste à être confirmée par les différents chefs de partis.

En point de presse à Montréal, Thomas Mulcair a indiqué qu'il devrait y avoir une réponse à cet effet plus tard en fin de journée, lundi. Les choses semblent aller dans la bonne direction, a-t-il précisé.

Il y a une dizaine de jours, le chef néo-démocrate avait indiqué qu'il ne participerait aux débats proposés par les différents médias que si le chef conservateur Stephen Harper y était également présent. Il avait également posé comme condition à sa participation la tenue d'un nombre égal de débats en anglais et en français. 

Cette seconde exigence compliquait passablement la donne, puisque M. Harper a pour l'instant accepté la proposition de débat d'un seul média francophone, le réseau TVA, qui doit avoir lieu le 2 octobre. 

M. Harper a également accepté de prendre part aux débats organisés par le Munk Debates et par Globe and Mail-Google Canada, en plus de celui de Maclean's, qui a eu lieu la semaine dernière. Il avait par ailleurs ouvert la porte à une participation à un deuxième débat en français, tout en rejetant le traditionnel débat présenté par le consortium des radiodiffuseurs du pays, dont fait notamment partie la SRC. On ignore pour l'instant si M. Harper reviendra sur cette décision.

En campagne en Ontario lundi, Stephen Harper a soutenu que chaque parti politique avait le droit de choisir à quels débats participerait son chef. Il confiait toutefois s'attendre à ce qu'un nombre record de débats aient lieu au cours de cette campagne électorale.

À Montréal, le chef libéral Justin Trudeau a de son côté rappelé qu'il avait lui-même au départ demandé à ce qu'il y ait le même nombre de débats dans chacune des langues officielles du pays. Il a affirmé que M. Mulcair «n'est pas constant dans ses propos», puisqu'il a d'abord donné son accord de principe pour certains débats, avant de se raviser pour demander l'égalité entre les deux langues.

La Presse Canadienne