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10/08/2015 09:24 EDT | Actualisé 10/08/2016 01:12 EDT

Trudeau lance la campagne québécoise de son parti et attaque Thomas Mulcair

MONTRÉAL — Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a lancé lundi la campagne québécoise de son parti en braquant ses attaques vers son adversaire néo-démocrate Thomas Mulcair, qui, à son avis, n'en a pas fait assez pour défendre les intérêts des Québécois.

Entouré de candidats, M. Trudeau, qui veut notamment redorer le blason de sa formation politique auprès des électeurs à l'extérieur de Montréal, a entre autre répété que le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) «dit une chose au Québec et une autre dans le reste du Canada».

Selon lui, la proposition néo-démocrate d'un système de garderies n'intéresse pas les Québécois, qui en ont déjà un, alors que la promesse d'un salaire minimum national de 15 $ l'heure ne s'appliquera pas à «plus de 99 pour cent» des travailleurs de la province.

En point de presse, M. Trudeau n'a pas détaillé la stratégie qu'il comptait mettre de l'avant pour reconquérir les électeurs québécois, affirmant qu'il allait faire la «promotion de son plan» au cours des 10 prochaines semaines de la campagne électorale.

Le chef du PLC croit également que la position de M. Mulcair à l'effet qu'une majorité simple (50 pour cent plus un vote) serait reconnue par Ottawa en cas d'un référendum sur la souveraineté du Québec ne vise qu'à gagner des «points politiques». Sur cette question, M. Trudeau s'est vanté d'être clair, rappelant que la Cour suprême avait dit que les chiffres devront être fixés lors d'un prochain référendum.

Il a également décoché quelques flèches à l'endroit du chef conservateur Stephen Harper, affirmant que son plan économique ne fonctionnait pas puisque le pays est aux portes de la récession.

Julien Arsenault, La Presse Canadienne