NOUVELLES
10/08/2015 17:27 EDT | Actualisé 10/08/2016 01:12 EDT

Syrie: Washington exige la libération de dizaines de milliers de civils

Les Etats-Unis ont salué lundi la libération en Syrie du défenseur des droits de l'homme et critique du régime, Mazen Darwich, mais ont réclamé la fin de toutes les poursuites contre lui et la remise en liberté de dizaines de milliers de Syriens emprisonnés.

"Nous appelons le régime syrien à abandonner toutes les poursuites en suspens contre Mazen Darwish", a réagi, dans un communiqué, le porte-parole du département d'Etat John Kirby.

Directeur du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression, Mazen Darwich "a été remis en liberté et le tribunal prononcera le verdict final le 31 août", avait affirmé auprès de l'AFP son épouse Yara Bader.

Il a été libéré après une détention de plus de trois ans dénoncée comme arbitraire. Il avait été arrêté avec deux de ses collègues le 16 février 2012 à Damas et les trois ont été accusés d'avoir fait l'"apologie du terrorisme" en vertu d'une loi antiterroriste.

M. Darwich, 41 ans, a remporté le Prix Roland Berger pour la dignité humaine en 2011, le Prix Reporters sans frontières (RSF) en 2013 et le Prix mondial de la liberté de la presse 2015 de l'Unesco.

Le porte-parole de la diplomatie américaine a profité de la remise en liberté de cet opposant pour "condamner avec la plus grande force la détention par le régime (syrien) de dizaines de milliers de Syriens emprisonnés sans procès".

"Des femmes, des enfants, des médecins, des travailleurs humanitaires, des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes et d'autres sont régulièrement victimes d'actes de torture, de violence à caractère sexuel (dans) des conditions inhumaines de détention", a dénoncé M. Kirby.

Les Etats-Unis "continuent d'exiger leur remise en liberté immédiate", a conclu le porte-parole.

Washington plaide sans succès depuis 2012 pour une "solution politique" au conflit syrien. Le secrétaire d'Etat John Kerry a rencontré la semaine dernière son homologue russe Sergueï Lavrov pour évoquer de nouveau une sortie de crise diplomatique après plus de quatre ans de guerre.

Mais les "discussions sont, par nature, exploratoires", a prévenu M. Kirby.

nr/elc