NOUVELLES
10/08/2015 11:02 EDT | Actualisé 10/08/2016 01:12 EDT

La député fédérale Joy Smith appelle Ottawa à financer la route menant à Shoal Lake

La députée fédérale conservatrice manitobaine Joy Smith a demandé au gouvernement de Stephen Harper à prendre position et à financer une route permanente pour sortir de l'isolement les résidents de la péninsule du territoire de la Première Nation no 40 qui a été transformée en île artificielle par un canal.

Aucune route ne relie la communauté au reste de la province, sauf en hiver, lorsque le lac est gelé, et un avis d'ébullition d'eau y est en vigueur depuis 17 ans.

La députée fédérale conservatrice de Kildonan-St. Paul qui ne se représentera pas lors des prochaines élections fédérales a affirmé prendre position là où son parti a refusé de le faire jusqu'à maintenant. Joy Smith a dit être favorable à la construction d'une route que les résidents de Shoal Lake, qui chevauche les frontières du Manitoba et de l'Ontario, réclament depuis des années.

Le coût de ce que certains ont baptisé « route de la liberté » et qui devrait relier l'île sur laquelle est située la communauté à l'autoroute Transcanadienne a été estimé à 30 millions de dollars, une somme partagée entre les trois ordres de gouvernement. La Ville de Winnipeg et le gouvernement du Manitoba se sont acquittés de leur part, mais pas le gouvernement fédéral.

« La Première Nation no 40 a besoin d'une infrastructure permanente pour permettre aux résidents d'entrer et sortir de leur communauté tout au long de l'année », a déclaré la députée sortante lundi matin lors d'une conférence de presse organisée à son bureau de Winnipeg.

« Un engagement du gouvernement fédéral de s'associer avec la Ville de Winnipeg et la province du Manitoba pour construire la route de la liberté, permettrait d'accomplir cela ».

Les résidents de Shoal Lake sont installés sur une île artificielle depuis la construction, il y a une centaine d'années, d'un aqueduc pour alimenter en eau potable la ville de Winnipeg.