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10/08/2015 16:56 EDT | Actualisé 10/08/2016 01:12 EDT

Guatemala : le candidat de droite Baldizon favori pour les présidentielles

Le candidat de droite Manuel Baldizon reste le favori pour remporter l'élection présidentielle du 6 septembre au Guatemala, malgré les scandales de corruption secouant son parti, selon un sondage publié lundi.

Déjà candidat en 2011, Manuel Baldizon, 45 ans, soutenu par le parti Liberté démocratique, est crédité de 24,9% d'intentions de votes, loin devant Jimmy Morales, acteur et producteur de cinéma de 46 ans, porté par le Front de convergence nationale (FCN-Nacion), avec 16,2%, selon l'enquête de l'institut Prodatos pour le journal Prensa Libre.

En troisième place se trouve l'ex-Première dame Sandra Torres, à 14,7%, selon cette enquête réalisée du 27 juillet au 2 août dans la capitale et des zones rurales du pays, avec une marge d'erreur de 2,8%.

Toutefois, 36% des personnes sondées n'ont toujours pas décidé pour qui elles allaient voter, précise le sondage.

Sur les 14 tickets présidentiels, un seul est de gauche, formé notamment par la militante indigène Rigoberta Menchu, prix Nobel de la Paix 1992. Mais ses chances sont inexistantes, dans un pays qui souffre de la corruption, d'une violence et d'une pauvreté records, et qui n'a pas eu de gouvernement de gauche depuis 1954.

Selon l'enquête publiée lundi, le candidat Jimmy Morales, également économiste, a connu ces derniers mois "une ascension vertigineuse" dans les intentions de vote. Dans un précédent sondage en avril, "il n'était même pas mentionné par les personnes interrogées".

Avocat et homme d'affaires, Manuel Baldizon a cependant perdu de son avance, car en avril il était crédité de 30,1% contre 24,9% début août.

Il reste pourtant en tête des sondages, malgré les scandales de corruption et de blanchiment d'argent touchant six députés de son parti et son propre candidat à la vice-présidence, Edgar Barquin.

Quelque 7,5 millions de Guatémaltèques, sur 15,5 millions d'habitants, sont appelés aux urnes le 6 septembre pour désigner le successeur du président conservateur Otto Pérez, un général à la retraite au pouvoir depuis 2012, ainsi que 158 députés et 338 maires.

La campagne se déroule dans un climat délétère, provoqué par le démantèlement en avril d'un réseau de corruption au sein de l'administration fiscale, qui a provoqué la chute de la vice-présidente Roxana Baldetti.

L'accumulation de scandales a fait descendre dans les rues du Guatemala des milliers de citoyens dégoûtés, réclamant notamment la démission du président.

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