NOUVELLES
10/08/2015 07:53 EDT | Actualisé 10/08/2016 01:12 EDT

Egypte: verdict reporté pour le frère du chef d'Al-Qaïda, dix peines de mort prononcées

Un tribunal égyptien a reporté lundi au 27 septembre son verdict contre le frère du chef d'Al-Qaïda, jugé avec d'autres pour avoir formé un "groupe terroriste", et a condamné à mort dix personnes dans cette affaire.

Mohamed al-Zawahiri -frère du chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri- avait été arrêté en août 2013, en pleine campagne de répression visant l'opposition islamiste, lancée après l'éviction un mois plus tôt par l'armée du président Mohamed Morsi.

Comme 64 co-accusés, il est jugé pour la création d'un "groupe terroriste lié à Al-Qaïda" ayant préparé des attaques contre des installations gouvernementales, les forces de sécurité et la communauté chrétienne.

Dans cette affaire, un tribunal du Caire a condamné lundi à la peine de mort dix personnes reconnues coupables d'avoir "rallié un groupe terroriste, incité au meurtre d'officiers de la police et de l'armée, et attaqué des bâtiments de la police et du gouvernement", selon un responsable judiciaire.

Ces peines de mort seront confirmées ou infirmées le 27 septembre par le tribunal, une fois qu'il aura recueilli l'avis non contraignant du mufti d'Egypte, comme le prévoit la loi égyptienne lorsqu'une peine capitale est prononcée.

Ce même jour, le tribunal prononcera également son verdict pour M. Zawahiri et le reste des accusés.

Au total, 52 accusés sont derrière les barreaux, notamment Mohamed al-Zawahiri, et 13 sont en fuite.

M. Zawahiri est accusé d'avoir créé le groupe, armé ses membres et de les avoir entraînés à la fabrication et la pose d'explosifs.

Depuis la destitution il y a deux ans de Mohamed Morsi par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi, des groupes jihadistes ont multiplié les attaques contre les forces de l'ordre, tuant des centaines de policiers et de soldats.

Dans le même temps, les autorités ont entamé une répression implacable contre les pro-Morsi, et plus de 1.400 personnes, en majorité des manifestants islamistes, ont été tuées.

Le pouvoir est accusé d'instrumentaliser le pouvoir judiciaire dans le cadre de cette répression, alors que des dizaines de milliers de personnes ont été emprisonnées et des centaines d'autres condamnées à mort dans des procès de masse expéditifs dénoncés par l'ONU.

tgg/bpe