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10/08/2015 16:12 EDT | Actualisé 10/08/2016 01:12 EDT

Au moins 33 morts dans des attentats en Irak revendiqués par l'EI

Au moins 33 personnes ont été tuées et des dizaines blessées lundi dans trois attaques en Irak, dont deux attentats suicide à la voiture piégée revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), selon la police et les secours.

Ces explosions, qui ont visé toutes des quartiers majoritairement chiites dans la province de Diyala (nord-est), ont eu lieu moins d'un mois après un attentat suicide également revendiqué par l'EI qui avait fait 120 morts à Khan Bani Saad, dans cette même province.

Lundi, un premier attentat suicide a fait au moins 20 morts et 45 blessés sur un marché de Hwayder, selon des sources de sécurité et des secours du principal hôpital de Baqouba, la capitale de Diyala, à 70 kilomètres au nord-est de Bagdad.

"Un kamikaze au volant d'un véhicule piégé s'est fait exploser au milieu du principal marché de la localité de Hwayder", a précisé un lieutenant-colonel de police.

Une seconde attaque à la voiture piégée a tué au moins 10 personnes et fait 10 blessés à Kanaan. Le kamikaze avait passé un checkpoint avant de faire exploser le véhicule, a expliqué un capitaine de police.

Enfin, une attaque à la bombe artisanale a coûté la vie à trois personnes à Wathba, entre Baqouba et Hwayder, de même source.

Le groupe ultraradical sunnite a revendiqué dans un communiqué publié sur Twitter les deux attentats à la voiture piégée.

A Kanaan, l'EI affirme avoir visé un rassemblement de miliciens chiites et de soldats. Pour l'attaque de Hwayder, les jihadistes indiquent que le kamikaze ciblait des chiites.

L'EI, qui a saisi des pans entiers du territoire irakien depuis juin 2014, a multiplié les attentats sur les zones qui lui échappent.

Après l'attentat suicide en plein marché à Khan Bani Saad le 17 juillet, les autorités avaient renforcé les mesures de sécurité à travers la province, et plus particulièrement à Baqouba.

L'attaque, perpétrée au moment où l'Irak célébrait la fête du Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan, avait profondément choqué le pays et meurtri les habitants de Diyala.

Cette province, où cohabitent des Irakiens de différents groupes ethniques et religieux, avait été en partie prise par l'EI. Mais les autorités l'ont déclarée "libérée" en janvier.

Depuis, si les jihadistes n'y ont plus de base fixe, ils y ont renoué avec leur ancien mode opératoire, les attentats suicide et les voitures piégées.

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