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10/08/2015 08:15 EDT | Actualisé 10/08/2015 08:15 EDT

Alcool au volant : des idées pour éliminer un fléau qui perdure

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Malgré toutes les campagnes de sensibilisation, malgré les lois plus strictes et malgré une présence accrue des forces de l’ordre sur les routes aux moments clés, les cas d’alcool au volant continuent de faire la manchette.

Le 1er aout dernier, un chauffard au volant d’une camionnette a happé une jeune famille de Chicoutimi prenant place dans une Honda Civic. L’homme et la femme sont décédés sur le coup. Leur enfant de quatre ans a succombé à ses blessures trois jours plus tard. Une tragédie indescriptible qui se répète malheureusement plusieurs fois par année, malgré tous les efforts mis de l’avant par le gouvernement.

Dans le cas décrit plus haut, c’était la troisième fois en 10 ans que le conducteur ivre se faisait prendre en état d’ébriété. En décembre dernier, un antidémarreur éthylométrique avait été retiré de sa voiture. Selon les lois en vigueur, il avait purgé sa peine et il n'était plus un danger pour la société.

Une première infraction en matière d’alcool au volant entrainera une révocation du permis de conduire pour un an ou trois ans selon la SAAQ. La personne trouvée coupable devra également payer une amende de 1000 $ en plus de suivre un programme d’évaluation et de réduction du risque. Elle aura également un casier judiciaire.

Une deuxième infraction entraine un emprisonnement de 30 jours, la saisie du véhicule pour 90 jours, la révocation du permis pour une période de 3 à 5 ans, l’obligation de faire installer un antidémarreur éthylométrique pour une période de deux ou trois ans, ou à vie.

Oui, la période varie. En termes clairs, si je comprends bien le site de la SAAQ, l’antidémarreur éthylométrique est installé pour trois ans une fois que le chauffard coupable a retrouvé son permis, ou à vie si ce dernier avait un taux d’alcoolémie supérieur à 160 mg par 100 ml de sang, ou s’il ou elle a refusé d’obéir à un agent de la paix. Il faut également qu’il s’agisse d’une deuxième condamnation pour alcool au volant.

Je ne suis pas avocat. Je ne prétendrai pas connaitre les tenants et aboutissants de l’application d’une loi spécifique. Il me manque également des statistiques pour réellement évaluer l’efficacité des différentes campagnes de sensibilisation et des diverses lois s’appliquant aux contrevenants. Le ministre des Transports Robert Poëti a déjà affirmé qu’en moyenne entre 2009 et 2013, l’alcool au volant avait causé 160 décès sur les routes du Québec, et qu’entre 12 000 et 14 000 personnes étaient accusées de conduite avec les facultés affaiblies annuellement.

Je n’ai même pas cherché à savoir si la tendance était à la baisse. Avec de tels chiffres, on ose espérer tout simplement.

Le procès du chauffard du Saguenay n’a pas commencé encore et la défense étudie en ce moment les preuves contre son client. Les analyses sanguines n’ont pas encore été envoyées au tribunal. Nous devons donc laisser la justice suivre son cours, et éviter de juger par soi-même. Mais avouez que dans ce cas précis, c’est difficile.

C’est difficile, surtout pour ceux et celles qui ont déjà vécu avec une personne alcoolique et qui savent à quel point cette maladie est difficile à guérir. C’est difficile aussi parce qu’il y a déjà deux antécédents relativement récents en la matière. Puis, n’oublions pas que l’accusé s’est excusé auprès de la famille qu’il vient de bouleverser et changer à tout jamais.

Si les analyses sanguines indiquent qu’au final le taux d’alcoolémie était à l’intérieur du barème permis par la loi, il sera difficile de croire que le conducteur n’a pas simplement été chanceux.

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Et s’il est coupable, qu’arrive-t-il alors? Aucun doute que la peine sera sévère. Assez sévère pour la famille et l’ensemble de la société? Probablement pas. Mais au moins nous saurons que ce chauffard spécifique, qu’il soit sobre ou saoul, ne se retrouvera plus au volant d’une voiture pour plusieurs années même après la fin de sa sentence.

Mettons de côté les cas où une personne s’est fait prendre trois, quatre, cinq, six, sept fois au volant en état d’ébriété au volant. Il y en a, mais n’essayons pas de les comprendre.

Concentrons-nous sur la supposition que le chauffard dans ce cas-ci ne conduira plus jamais. Pourquoi fallait-il attendre qu’une famille meure pour finalement pouvoir espérer qu’il ne pourra jamais plus démarrer une voiture?

Un sondage effectué par la SAAQ, dont La Presse a obtenu copie en décembre, indiquait que 53 % des automobilistes avaient bu une consommation avant de prendre la route. De plus, en 2014, ce même sondage affirme que 6 % des répondants avouent avoir bu cinq consommations avant de prendre la route. Les pourcentages réels sont assurément plus élevés. Ça fait peur.

Je ne toucherai pas à l’éternel débat sur la limite légale, et où elle devrait se situer. Je n’y toucherai pas car en toute sincérité, je ne crois pas que de passer de .08 à .05 ou .02 fera une grande différence. Nous pouvons bien passer des années et des sommes importantes à étudier la question, mais ceux et celles qui conduisent en sachant très bien qu’ils n’ont plus les capacités pour le faire le feront tout de même peu importe où se trouve la limite légale.

L’alcool au volant ne semble juste pas vouloir devenir chose du passé. Pour éradiquer ce fléau, il faudra assurément prendre des mesures draconiennes. Des mesures inconcevables dans notre société qui mise beaucoup sur le potentiel du pardon et de la seconde chance.

Il faut premièrement installer l’antidémarreur éthylométrique dans tous les véhicules sans exception. Si le taux d’alcoolémie dépasse 80 mg par 100 ml, on ne peut pas conduire.

De plus, le test doit avoir lieu quand il n’y a aucun passager à l’intérieur, et une fois avoir soufflé, il devient impossible pour le conducteur de sortir de la voiture à moins d’avoir parcouru 15 kilomètres. S’il le fait, la voiture ne peut redémarrer pour 60 minutes. Après avoir passé le test, des passagers peuvent prendre place à bord, mais le conducteur ne peut quitter sa position. De simples capteurs pourraient s’occuper de vérifier le tout.

Cela éviterait qu’un ami souffle pour nous, tout en permettant de se rendre à la maison si elle se situe tout près.

Si nous réussissons à déjouer ce système et qu’on se fait prendre, le permis est suspendu à vie. On ne peut plus conduire. Jamais.

De plus, il y a une amende. Une amende salée, établie en fonction du revenu de la personne, qui empêchera plusieurs projets de se concrétiser. Une amende qui fera très mal et qui suivra le coupable très longtemps.

Et si la personne a fait une erreur et jure que cela ne se produira plus? En fait cette personne n’aura jamais conduit au départ puisque l’antidémarreur éthylométrique de série l’aura empêché. C’est seulement ceux et celles qui travailleront fort pour le déjouer qui seront aussi sévèrement punis. Ces mêmes personnes qui aujourd’hui, avec des lois beaucoup moins extrêmes, pensent qu’ils peuvent conduire saouls sans qu’il y ait de conséquences.

Je sais très bien que tout cela est impossible. En me relisant, je me rends compte que je pousse un peu fort. Mais un enfant et ses parents sont morts, encore une fois. Il me semble qu’il commence à être temps de pousser un peu, non?

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